Dès le 3 mai dernier, et l'annonce par l’ASN qu’Areva l’avait informée

Falsifications Creusot Loire Areva, les réacteurs 1 et 3 du Blayais doivent être stoppés !

Dès le 3 mai dernier, et l’annonce par l’ASN qu’Areva l’avait informée « d’irrégularités concernant des composants fabriqués dans son usine de Creusot Forge », le doute s’installait sur le périmètre des réacteurs touchés. De plus l’ASN mentionnait des « incohérences » mais évoquait également des « omissions ou des modifications » qui pouvaient donc concerner des falsifications des dossiers de fabrication.Le 31 mai, au lieu de tenir son engagement de produire la liste des composants, Areva annonçait qu’une première analyse interne sur deux tiers des constats d’anomalies était achevée et répétait que cette analyse « ne remet pas en cause l’intégrité mécanique des pièces fabriquées ».EDF affirmait à son tour le 13 juin, sans produire aucun élement nouveau, que ses vérifications lui permettaient de conclure qu’il n’y a « pas de remise en cause de la sûreté ».(sic)
Compte tenu de notre confiance toute relative envers les industriels du nucléaire, le groupe local a dès le 9 mai sollicité l’ASN Bordeaux pour savoir si des réacteurs du Blayais étaient impactés par ces falsifications et la réponse du 20 juin ci-jointe est sans ambages : des composants des réacteurs 1 et 3 sont bien concernés par ces irrégularités.

La réponse ASN du 20 juin


Le groupe local demande donc au nom de Greenpeace l’arrêt immédiat des réacteurs 1 et 3 en attendant qu’un premier examen permette d’identifier les contrôles à effectuer.
La sûreté en matière de nucléaire est une question trop sérieuse pour être laissée aux mains des seuls industriels, au Blayais comme ailleurs nous ne lâchons toujours rien.

En observant la centrale