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Forêts

Cela fait des mois que le gouvernement repousse la publication de sa « stratégie protéines végétales« . Elle est pourtant cruciale, car elle permettrait de rendre notre agriculture plus autonome, résiliente et écologique tout en réduisant la pression que nos importations de soja exercent aujourd’hui sur des écosystèmes en péril comme l’Amazonie ou le Cerrado en Amérique du Sud.

Il faut réveiller le gouvernement à ce sujet. Pour ça, rien de plus simple : envoyez lui un email en cliquant sur le bouton ci-dessous. Pour donner de la visibilité à votre email, personnalisez l’objet de celui-ci 👇

Si le bouton ne fonctionne pas, vous trouverez plus bas un exemple d’email à envoyer à Julien Denormandie, notre ministre de l’Agriculture.

Merci de votre mobilisation !

Eric

Exemple d’email à envoyer à l’adresse : sp.ministre@agriculture.gouv.fr, avec amazoniebrule@greenpeace.fr en copie cachée pour que l’on puisse recenser le nombre d’emails envoyés au gouvernement.

Monsieur le Ministre,

Je vous écris aujourd’hui pour vous faire part de mon inquiétude.

Vous le savez, cet été et comme chaque année, des écosystèmes sud-américains précieux comme la forêt amazonienne ou le Cerrado partent en fumée. Ce drame est d’une ampleur considérable, puisque ces écosystèmes sont de véritables trésors de biodiversité et des remparts essentiels contre le dérèglement climatique, dont l’emballement nous menace toutes et tous.

Or la France a une part de complicité dans ce désastre, qu’Emmanuel Macron a lui même reconnue l’année passée. Nos importations de soja sont notamment en cause. Le soja que nous importons pour nourrir nos animaux d’élevage vient en effet majoritairement d’Amérique du Sud, où sa culture contribue à la déforestation. Cette tragédie n’a que trop duré.

Votre prédécesseur n’a cessé de repousser la publication d’une stratégie dédiée au développement des protéines végétales dont la sortie, initialement prévue en juin 2019, se fait toujours attendre. Pourtant, cette stratégie est cruciale car elle permettrait de rendre notre agriculture plus autonome, résiliente et écologique. Pour cela, elle  doit avoir pour objectif d’atteindre l’autonomie protéique totale pour l’alimentation animale et humaine afin d’éliminer progressivement toutes les importations de soja. Cela passera nécessairement par une réduction drastique des volumes de production et de consommation de viande, d’œufs et de produits laitiers. 

Pourriez-vous me confirmer que la date de publication de cette stratégie, fixée par votre prédécesseur à octobre au plus tard, ne sera pas une nouvelle fois repoussée ? Il me semble important qu’elle soit publiée au plus vite en respectant les délais annoncés par votre prédécesseur. 

Je vous demande également de donner à cette stratégie toute l’ambition et tous les moyens nécessaires pour faire face à l’urgence climatique, sociale et économique, en y associant : 

– des mesures permettant le développement de filières protéagineuses variées, adaptées aux territoires français et à la disponibilité de la ressource en eau pour se substituer au soja importé ;
– des mesures soutenant le développement d’une alimentation plus végétale et la production de légumes secs (à destination de l’alimentation humaine) en France ;
– des mesures visant à réduire nos besoins en protéines végétales pour l’alimentation des animaux, en maximisant l’usage de l’herbe pour les filières bovines et en développant les filières protéagineuses pour remplacer le soja, lorsque cela est possible.

Je compte sur vous pour prendre la mesure de l’enjeu et réussir là où votre prédécesseur a échoué,

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’assurance de mes salutations distinguées.