Stop à la précarité énergétique !

À Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Grenoble (Isère) et Villeurbanne (Rhône), la Fondation Abbé Pierre, Alliance Citoyenne et Greenpeace se sont mobilisées mercredi 10 novembre aux côtés des citoyen·nes contre la précarité énergétique.

Au carrefour des enjeux sociaux et écologiques, la précarité énergétique est une forme de mal-logement qui devrait être une priorité du gouvernement. C’est pourquoi, mercredi 10 novembre 2021, à l’occasion de la première journée nationale contre la précarité énergétique, la Fondation Abbé Pierre, Alliance Citoyenne et Greenpeace se sont de nouveau mobilisées dans plusieurs villes de France auprès des citoyen·nes afin d’interpeller les pouvoirs publics sur cette situation d’urgence

Dès 8h mercredi matin, une première banderole a été hissée sur un immeuble à Grenoble avec un message simple : “Chauffez nos apparts, pas le climat. Nos factures explosent!”. Plusieurs habitant·es étaient sur place afin de témoigner de la situation dans laquelle ils se trouvent.

Parmi eux, Thoureya Said, habitante du quartier et membre d’Alliance Citoyenne, a expliqué les difficultés financières qu’elle rencontre pour se chauffer : « Je paye 2170 € par an. Le chèque énergie est vraiment insuffisant et les 100 € de Castex sont ridicules par rapport à la situation. Il faut des vraies mesures sur la précarité énergétique”.

Quelques heures plus tard, c’est à Aubervilliers, dans le quartier de la Maladrerie, lui aussi en précarité énergétique, qu’une mobilisation s’est mise en place. Des citoyens et citoyennes se sont réunis autour d’une grande banderole pour dénoncer cette situation inacceptable.

À Villeurbanne aussi, la Fondation Abbé Pierre, Alliance Citoyenne et Greenpeace étaient présentes auprès des habitant·es avec le même message : rénovons les logements et donnons plus de moyens aux ménages précaires pour qu’ils puissent se chauffer correctement !

Toutes ces actions sont indispensables pour montrer l’urgence de la situation et interpeller nos responsables politiques. 

Avec l’accroissement de la précarité, la mauvaise qualité énergétique de millions de logements et l’augmentation des coûts de l’énergie et du logement, de plus en plus de ménages n’ont pas les moyens de se chauffer correctement, ou se ruinent pour le faire, avec de graves conséquences sur leur santé et leur budget. Ce fléau touche aujourd’hui plus de 12 millions de personnes en France

En plus des conséquences sanitaires et sociales inacceptables, les logements mal isolés ont un impact significatif sur le climat : le secteur résidentiel représente près de 15% des émissions de CO2 en France, d’après l’Ademe. Alors que se tenait au même moment la COP 26 à Glasgow, la France fait figure de mauvaise élève dans la rénovation énergétique des logements.

Il est honteux que le gouvernement ne prenne pas ses responsabilités : le gouvernement doit privilégier les rénovations globales plutôt que les petits gestes de rénovation inefficaces, qui ne permettent ni de sortir totalement de la précarité, ni de réduire suffisamment les émissions de gaz à effet de serre tout en gaspillant énormément d’argent public. Bien plus de moyens doivent être alloués pour la rénovation énergétique des logements. 

Si vous souhaitez agir à votre échelle, vous pouvez signer la pétition lancée sur GreenVoice par Aline, une citoyenne qui subit de plein fouet les conséquences d’un logement mal-isolé et non rénové. Cette habitante interpelle la ministre du Logement Emmanuelle Wargon afin de lui demander d’agir de toute urgence contre les passoires thermiques.

 

CREDIT: © Mahka Eslami / Greenpeace