Probo-Koala : Greenpeace refuse d’en rester là

Trois ans après la catastrophe du Probo-Koala en Côte d’Ivoire, l’affréteur du cargo a annoncé avoir signé un accord amiable avec les victimes. Les 31 000 plaignants recevront chacun 1 150 euros. Greenpeace refuse ce genre d’arrangement et poursuit l’affréteur devant la justice néerlandaise.

En août 2006, le cargo Probo-Koala avait déversé 500 tonnes de résidus pétroliers dans une quinzaine de sites à Abidjan, en Cote d’Ivoire. Une odeur pestilentielle avait envahi la ville et le bilan avait été lourd. Dans un rapport publié jeudi 17 septembre, les Nations-Unies affirme qu’il est de 15 décès et 69 hospitalisations. Pour l’ONU, il y a un « lien solide » entre les déchets toxiques déversés et les décès survenus par la suite.

Dès le début de l’affaire, nous avions été en première ligne pour dénoncer ce scandale et mobiliser les médias et les pouvoirs publics afin qu’il ne reste pas impuni. Mais dimanche 20 septembre, Trafigura, l’affréteur du cargo, a annoncé qu’il allait indemniser les 31 000 plaignants, à hauteur de 1 150 euros par personne. Cet accord met à fin à la procédure engagée contre Trafigura au Royaume-Uni. Greenpeace refuse ce genre d’arrangement qui exonère Trafigura de ses responsabilités.
Jeudi 17 septembre, Greenpeace a saisi la justice néerlandaise pour infractions à la législation sur les importations et les exportations de déchets, pollution maritime et faux en écriture commis aux Pays-Bas. Nous espérons que la procédure aboutira cette fois à un procès qui mettra en lumière les responsabilités dans ce drame. Ce procès pourrait avoir lieu l’an prochain.