La transition énergétique est possible : notre scénario vers 100% de renouvelables

 

Pour rester sous le seuil des 2°C, les émissions de carbone ne doivent désormais pas dépasser les 1000 gigatonnes, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Mais si le volume de consommation actuel est maintenu, notre « budget carbone » sera entièrement épuisé d’ici 2040.

L’approvisionnement énergétique connaît actuellement une évolution dynamique – mais cette évolution doit être accélérée. Ce scénario [R]évolution énergétique propose une feuille de route pour une transition vers des sources d’énergie 100 % renouvelables, permettant ainsi de mettre fin aux émissions de CO2, d’éliminer progressivement l’énergie nucléaire, et de rendre inutile toute nouvelle exploitation pétrolière en Arctique et dans les eaux profondes, telle que celle qui a lieu au large du Brésil.

Ce scénario montre également qu’une telle transformation augmente la création d’emplois dans le secteur énergétique. Une réalité que nous documentons en France avec nos enquêtes et reportages sur les projets d’énergie renouvelable déjà en place dans les territoires.

Ce qui est fondamental, c’est la volonté politique pour y arriver. En France, il est primordial que François Hollande s’engage à doubler le rythme de développement des énergies renouvelables.

Depuis 2005, Greenpeace mène des recherches et présente des scénarios de [R]évolution énergétique1. Bien que nos prévisions sur la croissance et le potentiel du marché des énergies renouvelables pouvaient sembler irréalistes pour certains, elles se sont avérées justes aujourd’hui. Le cabinet-conseil américain Meister Consultants Group a déclaré plus tôt cette année que « les plus importantes agences de l’énergie, institutions financières et sociétés pétrolières du monde ont, pour la plupart, gravement sous-estimé la rapidité avec laquelle les énergies propres ont pris leur essor. »

Le scénario établi par Greenpeace, loin d’être irréaliste, s’est donc avéré plus juste que ceux de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), de Goldman Sachs, ou du ministère américain de l’Énergie. Raison de plus pour le faire circuler largement et œuvrer au bouleversement culturel dont la planète a besoin. Nous n’en avons pas d’autre.