Chasse baleinière : Greenpeace déplore que la Norvège maintienne ses prétentions pour 2008

Océans

La Norvège a annoncé son intention de chasser 1052 petits rorquals en 2008. Même si cette espèce ne figure pas sur les listes de cétacés menacés, même si les enjeux en termes écosystémiques sont loin de ceux dans laquelle se situe la chasse japonaise, Greenpeace s’insurge contre cette décision.

En dépit de campagnes marketing de grande ampleur, le marché norvégien stagne et rien ne permet de penser qu’il sera en mesure d’absorber une telle quantité de viande de baleine. Au contraire, tout porte à croire qu la demande est orientée durablement à la baisse. En 2007 déjà, la Norvège avait prématurément mis un terme à la saison de chasse faute de débouchés commerciaux. Constatant ce déclin, les autorités norvégiennes pourraient très bien mettre un terme aux activités de la flottille baleinière comme l’a fait l’Islande en octobre 2007.

Plutôt que d’envoyer un signal fort à la communauté internationale, la Norvège choisi de s’embourber dans une symbolique politique purement nationale qui consiste à afficher leur soutien aux populations côtières isolées. Le maintien de la chasse baleinière est également un écran de fumée qui cache d’autres problèmes de pêcherie bien plus importants, comme la réduction de capacité de la flottille hauturière, la lutte contre la pêche pirate et la mise en place de sanctuaires.

Pour rappel, la pêche norvégienne représente 3 millions de tonnes de captures et un excédent commercial de 2 milliards d’euros, à comparer avec 6 millions de tonnes de captures et un déficit de 10 milliards d’euros pour l’ensemble de l’Union Européenne. La pêche norvégienne représente environ 40 000 emplois et la chasse baleinière une petite centaine.