Reçue mardi 22 décembre avec d’autres ONG à l’Élysée, Greenpeace a fait

Climat

Nicolas Sarkozy doit poursuivre les négociations climatiques dans le cadre de l’Onu

Reçue mardi 22 décembre avec d’autres ONG à l’Élysée, Greenpeace a fait part à Nicolas Sarkozy de sa déception et de sa colère après l’échec du sommet de Copenhague. Greenpeace a également plaidé la cause de ses quatre militants emprisonnés au Danemark après une action pacifique pendant le sommet.

À Copenhague, on a assisté à un détournement des processus de négociations officielles onusiennes, avec la création d’un circuit parallèle réunissant les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du sud et quelques pays européens, dont la France. Ces pays, qui ont élaboré un texte pour tenter ensuite de l’imposer aux autres Etats sont, à peu de choses près, ceux qui composent le Forum des Economies Majeures – processus lancé en son temps par George W. Bush pour contourner l’Onu.

Si l’Onu a failli à Copenhague, c’est parce qu’une poignée de participants avait décidé de ne pas jouer le jeu. Le système onusien est loin d’être parfait. Mais c’est le seul qui offre un cadre de négociations multilatéral et contraignant. C’est le seul où peut et doit s’inscrire la lutte contre les changements climatiques. La France a tort de critiquer le cadre de négociations onusien et de tirer sur l’ambulance.

En outre, le triste match entre les États-Unis et la Chine ne doit pas faire oublier la responsabilité de l’Europe, paralysée, incapable de s’engager de façon ambitieuse et de parler d’une seule voix. Les initiatives isolées de Jean-Louis Borloo et Nicolas Sarkozy n’ont en rien contribué à renforcer une dynamique collective.

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Par ailleurs, quatre militants de Greenpeace sont actuellement emprisonnés au Danemark et mis à l’isolement sans jugement jusqu’au 7 janvier. Leur « crime » ? Avoir manifesté de façon non-violente une opinion largement partagée et brandi des banderoles portant le message « Les politiciens parlent, les leaders agissent ! », le 17 décembre, dans le palais de la Reine du Danemark, lors du dîner de gala organisé pour les chefs d’État.

Greenpeace demande au président de la République d’intervenir en faveur de ces activistes et a lancé une pétition adressée à l’ambassade du Danemark en France.