Victoire des partis progressistes face aux extrêmes droites au Brésil et en Serbie : réaction de Greenpeace France

Ces résultats prouvent que le pouvoir d’un peuple qui se mobilise est inarrêtable. Au Brésil, pour la première fois dans l’histoire, un candidat qui a fini deuxième au premier tour a finalement remporté la victoire au second. En Serbie le mouvement étudiant a remporté les élections législatives face à l’autocrate Alexsandar Vučić.

Greenpeace France salue la réélection de Lula qui renforce la démocratie, fait perdurer les engagements pour protéger l’Amazonie et garantit la lutte contre le réchauffement climatique. La campagne électorale passée illustre la menace, particulièrement élevée dans l’entre-deux-tours, que les géants de la tech ont fait peser sur la souveraineté nationale et le processus électoral. Il s’agit d’un signal d’alarme sur les dangers qui pèsent sur d’autres élections à venir.

Pour François Chartier, chargé de campagne Écologie sociale de Greenpeace France : « À sept mois de l’élection présidentielle en France, les victoires saisissantes de Lula face à Bolsonaro, et de la Studentska lista aux législatives serbes, nous rappellent que rien n’est joué d’avance et que la mobilisation citoyenne, portée par les mouvements de jeunesse, peut faire la différence face à l’extrême droite et aux tentations autoritaires. Pour autant, les résultats assez serrés au Brésil invitent aussi à la prudence : on doit poursuivre les efforts pour battre l’extrême droite dans les urnes et au-delà, mobiliser afin de ne pas laisser l’idéologie raciste, antisémite, ultra-libérale, autoritaire dicter le ton des débats démocratiques qui suivront. Greenpeace France le redit clairement: les idées d’extrême droite sont aujourd’hui la plus grande menace qui pèse sur notre environnement. »

Étant donné la composition du Congrès brésilien qui compte désormais un important contingent de climatosceptiques et d’anti-écologistes, la mobilisation citoyenne sera cruciale au cours des quatre prochaines années pour empêcher l’érosion des droits, de la démocratie et des reculs irréversibles en matière d’environnement.

En Serbie, nous n’oublions pas l’exigence de services publics de qualité, dotés des financements adéquats, éthiques, qui a déclenché les mobilisations. Nous saluons l’engagement de toute une génération pour défendre les biens communs et lutter contre les injustices. Nous souhaitons que la victoire obtenue dimanche préfigure de politiques publiques ambitieuses de lutte contre les inégalités de droits, de transparence et de démocratie.

Greenpeace réaffirme, au Brésil comme ailleurs, son engagement envers la protection de l’Amazonie, les droits des peuples autochtones, des mouvements sociaux, et son soutien envers les personnes qui subissent de plein fouet les conséquences du changement climatique, tandis que les premiers responsables continuent d’en tirer profit.