Alors que de nombreux scientifiques, élus locaux et organisations de la société civile ont alerté ces derniers jours sur les dangers de la loi d’urgence agricole, huit parlementaires de la commission mixte paritaire (sur 14) viennent de voter une version de cette loi quasiment identique de celle élaborée par le Sénat.
“Malgré les alertes répétées de la communauté scientifique et les deux millions de personnes opposées au retour des néonicotinoïdes, les parlementaires ont délibérément choisi de privilégier quelques agro-industriels irresponsables, au détriment de l’environnement, la biodiversité, la santé et l’impact sur les générations futures. C’est une honte ! s’indigne Julien Rivoire, chargé de campagne Agriculture à Greenpeace France.
De plus, en pleine sécheresse et restrictions d’eau historiques, ce texte valide l’accaparement de l’eau par l’agro industrie. Avec un tel texte, les tensions sur les usages de l’eau ne pourront que s’amplifier, voire dégénérer en “guerre de l’eau” dans un futur proche. Ces parlementaires jouent aux pyromanes en validant à huis clos un texte aussi dangereux pour ce patrimoine vital qu’est l’eau.”
Lundi prochain, le texte sera présenté à l’Assemblée nationale pour un dernier vote. Les député·es ont une responsabilité immense. Greenpeace appelle les député·es du bloc central, notamment Marc Fesneau et Gabriel Attal, à refuser de s’associer à l’extrême droite et à une de droite de plus en plus radicalisée. Ils et elles doivent s’opposer à ces régressions majeures pour la santé et l’accès à l’eau des générations futures en votant contre ce projet de loi.