10 ans de campagne OGM

Retour sur les 10 ans de la campagne OGM de Greenpeace.

Les principales avancées de la campagne internationale anti-OGM de Greenpeace d’octobre 1996 à janvier 2008

Ceci est une présentation de nos plus grandes avancées contre les OGM. Ce document n’évoque pas les nombreuses initiatives nationales et le travail de lobbying au niveau politique ni celui sur les marchés économiques réalisé dans le monde entier. Greenpeace, pionnière dans la lutte contre les OGM, a mis un terme au forcing exercé par l’industrie sur les cultures d’OGM, retardant ainsi son ambition de nourrir la planète avec des aliments génétiquement modifiés, responsables d’une contamination génétique irréversible. Notre action a également permis d’enrayer la plus importante prise de contrôle mondiale par les géants multinationaux de l’agrochimie.

1996
OCTOBRE 1996
Lors de la Journée Mondiale de l’Alimentation, Greenpeace lance sa campagne internationale contre la modification génétique des aliments et des végétaux avec des actions dans des pays clés, dont la France. Greenpeace, première ONG à faire campagne contre les OGM, est l’instigatrice du mouvement de rejet des OGM par les marchés.

1997
Pour la 1ère fois au monde, l’Union européenne crée une loi rendant obligatoire l’étiquetage des aliments composés d’OGM.

AVRIL 1997
En Autriche, une pétition populaire connaît un vif succès en réunissant 1,2 million de signatures (environ 25 % de l’électorat) demandant l’interdiction des OGM dans l’agriculture et les aliments.

1999
MARS 1999
Sainsbury’s, la chaîne de supermarchés du Royaume Uni, annonce la formation d’un consortium composé de leaders européens de la grande distribution, parmi lesquels Marks & Spencer (RU), Carrefour (France), Superquinn (Irlande), Migros (Suisse), Delhaize (Belgique) et Esselunga (Italie), tous décidés à fournir ensemble des produits sans OGM.

JUIN 1999
Les Ministres européens de l’Environnement annoncent la signature d’un « moratoire de fait » sur les nouvelles autorisations d’aliments et végétaux OGM en Europe.

OCTOBRE 1999
Le gouvernement russe introduit une nouvelle règlementation rendant obligatoire l’étiquetage des aliments composés de produits OGM à compter du 1er janvier 2000.

2000
JANVIER 2000
Au cours d’une réunion des parties à la Convention sur la Biodiversité des Nations Unies, à Montréal, les participants s’accordent sur un « Protocole sur la biosécurité ». Ce Protocole reconnaît pour la première fois la différence fondamentale entre les aliments OGM et les aliments naturels et autorise les pays à interdire les aliments et cultures d’OGM. Le protocole a depuis été ratifié par 141 pays, mais pas par les principaux pays producteurs d’OGM, Etats-Unis et Canada.

2001
Après une intense campagne menée par Greenpeace, McDonalds Europe s’engage à n’utiliser que des poulets nourris à base de produits sans OGM. La plupart des entreprises de l’industrie alimentaire européenne n’utilisent pas d’OGM.

2002
Lors de l’été 2002, alors que la sécheresse sévit en Afrique australe, les entreprises de biotechnologie ne perdent pas de temps à exploiter la faim à leur profit. Les Etats-Unis offrent « d’aider » en donnant des aliments issus de cultures d’OGM. Mais les pays africains comme la Zambie, le Zimbabwe et le Malawi refusent car ils considèrent que les OGM sont associés à des risques sanitaires et environnementaux. La crise alimentaire est finalement résolue grâce à l’aide alimentaire locale. Nous avons soutenu ces pays et plus particulièrement la Zambie.

2002/2003
Greenpeace obtient de la majorité des acteurs de l’industrie avicole européenne mais aussi de la Nouvelle Zélande, de l’Australie et du Brésil qu’ils s’engagent à nourrir leurs animaux avec des produits non OGM. Nous réussissons également à convaincre les 2 géants de l’industrie avicole brésilienne Sadia et Perdigao de s’engager à utiliser des produits non OGM tant pour leur consommation nationale que pour leurs exportations.

2003
JUILLET 2003
Le Parlement européen adopte une nouvelle loi sur l’étiquetage des produits OGM, le rendant obligatoire sur tous les produits contenant des OGM, y compris les produits raffinés tels que les huiles et les sucres. Pour la première fois la loi exige également l’étiquetage des produits destinés à l’alimentation des animaux. Greenpeace présente la nouvelle loi européenne comme une « victoire pour les consommateurs ». En revanche, les produits issus d’animaux nourris aux OGM sont malheureusement dispensés de l’obligation d’étiquetage.

2004
Les résultats des études dévoilent que la culture de la papaye OGM aux Etats-Unis (Hawaii) est un échec. Malgré les affirmations des partisans des OGM comme quoi les papayes génétiquement modifiées sont profitables aux agriculteurs, les données brutes montrent que la production de papayes à Hawaii a baissé de 42 % suite à l’introduction en 1998 de la papaye OGM.

Les principales entreprises alimentaires et les plus grands éleveurs de poulets néo-Zélandais s’engagent à n’utiliser que des composants alimentaires sans OGM et des aliments non génétiquement modifiés pour nourrir leurs volailles. En Australie, les 5 états qui cultivent du colza ont annoncé un moratoire contre la culture du colza OGM (graines pour huile de colza), préservant ainsi sans OGM ce vaste pays agricole. L’industrie avicole australienne et la plus grande partie de l’industrie alimentaire n’utilisent aucun OGM.

MAI 2004
Monsanto, le plus gros vendeur mondial de semences OGM, annonce qu’il met fin à tous ses efforts de commercialisation de son très controversé blé OGM. Monsanto s’est attaché aux Etats-Unis et au Canada à faire cultiver le blé génétiquement modifié mais s’est trouvé confronté à une opposition mondiale de la part des défenseurs de l’environnement, des agriculteurs, des fabricants de produits alimentaires et des consommateurs. Cette campagne a été menée par Greenpeace Canada et le principal syndicat agricole canadien, dans une alliance peu habituelle.

2005
JANVIER 2005
Après des années de campagne, le marché de l’UE est pratiquement débarrassé des produits alimentaires OGM.

MAI 2005
Les Etats membres de l’UE votent massivement en faveur des interdictions nationales de cultures d’OGM imposées par plusieurs Etats de l’Union, en particulier l’Autriche. 19 des 25 pays membres soutiennent le principe que les Etats membres peuvent interdire des cultures d’OGM (3 votes contre).

Les entreprises laitières de différents pays de l’Union européenne, comme l’Autriche ou les pays de l’Europe centrale et de l’Est, la Grèce, le Luxembourg, la République Tchèque et la Suisse ont toutes adopté des règlementations anti-OGM dans l’alimentation des animaux.

SEPTEMBRE 2005
Wal-mart s’engage à ne vendre que des produits non génétiquement modifiés au Brésil. Wal-Mart est le 1er détaillant mondial en termes de ventes de produits d’épicerie et le 5e détaillant au Brésil. Au Brésil, d’autres grands producteurs de produits alimentaires tels que Kraft, Pepsico, Danone, Nestlé et Unilever se sont tous engagés à ne plus utiliser de produits génétiquement modifiés. Ce sont 5 des 6 plus grandes entreprises mondiales de produits alimentaires.

NOVEMBRE 2005
Interrogés par référendum, les Suisses votent en faveur d’une interdiction nationale de la culture de végétaux génétiquement modifiés pour 5 ans. Chaque canton (région) a voté pour l’interdiction et pour la 1ère fois de leur histoire, tous les cantons ont voté de manière identique.

DECEMBRE 2005
Kraft Foods, le 2e plus grand producteur mondial de produits alimentaires, confirme dans une lettre adressée à Greenpeace qu’il s’engage, dès le 1er janvier 2007, à fournir uniquement des produits non OGM en Chine. Les marchés s’assurent que de nombreuses entreprises de produits alimentaires et supermarchés ne fournissent que des produits sans OGM.

2006
2006 – SCANDALE INTERNATIONAL DU RIZ
En 2006, une série de scandales, plusieurs d’entre eux révélés par Greenpeace, est mise à jour lorsque l’on découvre que des approvisionnements mondiaux de riz sont contaminés par des espèces de riz OGM issues d’essais en plein champ, non autorisées à la commercialisation. Suite à cela, les principaux marchés s’entendent pour rejeter les espèces OGM, et ainsi 41 des principales industries mondiales du riz, dont le 1er transformateur mondial de riz contrôlant 30 % du marché de l’UE, font des déclarations publiques contre le riz OGM.
En Inde, une injonction de la Cour Suprême est ordonnée sur des essais en plein champ de toutes les cultures d’OGM. Dans les états cultivateurs de riz Basmati, les négociants en riz s’engagent à ne travailler qu’avec du riz non génétiquement modifié.

La CHINE avait prévu de commercialiser du riz OGM en 2006, elle retarde cette commercialisation pour au moins 2 ans.

La RUSSIE interdit les importations de riz (d’où ?). L’Union européenne et le Japon exigent des tests et des certifications sur les importations de riz long grain des Etats-Unis. Une déclaration d’urgence est toujours en vigueur, exigeant des Etats membres d’empêcher l’importation de riz contaminé par des OGM.

Le gouvernement MEXICAIN exige une certification non OGM pour les importations de riz en provenance des Etats-Unis. La commission californienne sur le riz prône l’interdiction des essais en plein champ du riz OGM, et qui devrait vraisemblablement se transformer en une interdiction dans tout l’Etat, une décision sans précédent aux Etats-Unis.

INDE: les exportateurs indiens de riz acceptent l’interdiction des essais en plein champ de riz OGM dans les 6 principaux Etats producteurs (et exportateurs) de riz.

MEXIQUE: Greenpeace fait cesser les essais en plein champ de maïs OGM, malgré les pressions de Monsanto et d’autres entreprises de biotechnologies favorables à la culture du maïs OGM. Après au moins cinq interventions et par des moyens juridiques et l’appui des citoyens, nous parvenons à amorcer la fin des essais. Le Mexique est le pays d’origine du maïs et reste un pays clé dans la résistance à l’ALENA (Accord de Libre Echange Nord Américain) de la société civile et des ONG.

JANVIER 2006
A la suite d’une importante pression exercée par Greenpeace, la Roumanie interdit la culture de soja OGM, après l’avoir cultivé pendant 8 années. Ceci est un bon exemple d’un retournement dans le développement des cultures d’OGM.

FEVRIER 2006
La Hongrie annonce l’interdiction nationale de cultiver le maïs OGM MON810 de Monsanto, seule culture d’OGM autorisée à des fins commerciales dans l’UE.

MARS 2006
PROTOCOLE DE BIOSECURITE: une règlementation plus stricte au niveau mondial des organismes OGM est appliquée en mars 2006, les critères internationaux d’étiquetage pour le commerce des OGM sont renforcés, malgré une forte pression des Etats-Unis et de leurs alliés. Greenpeace joue un rôle majeur dans le renversement de position des principaux pays pro-OGM comme le Brésil et la Nouvelle-Zélande.

Lors de la Convention sur la Biodiversité, l’interdiction des semences Terminator est fortement soutenue. A l’extérieur même du site de la conférence se tiennent d’importantes manifestations réunissant des agriculteurs et des militants (y compris de Greenpeace) pour arrêter la technologie des graines « Terminator » (graines qui ne peuvent plus se reproduire).

Lors de la Journée Mondiale des Consommateurs, Greenpeace Chine dévoile la présence de riz OGM dans les produits pour bébés Heinz. Dans les jours qui suivent, plus de 2000 références médiatiques sont relevées sur le sujet.

MAI 2006
Le Président polonais Lech Kaczynski signe une loi interdisant la vente de graines génétiquement modifiées, transformant ainsi la Pologne en un pays sans OGM.

SEPTEMBRE 2006
THAÏLANDE: Un procès est intenté et gagné par GPSEA, c’est l’apogée de notre travail pour l’arrêt de la commercialisation de la papaye OGM, 1ère culture OGM potentielle en Thaïlande. Nous avons fait en sorte que la Thaïlande reste un pays de cultures vivrières et d’exportations, sans OGM. Le gouvernement fait appel de la décision de la cour. Le seul pays au monde à continuer à cultiver la papaye OGM est Hawaii, où cette culture se pratique sur des petites surfaces en constante diminution (voir ci-dessus). Les papayes ne sont vendues nulle part ailleurs dans le monde malgré les pressions de l’industrie. Grâce à notre forte intervention sur la culture de la papaye, nous avons ouvert la voie à la fin de la commercialisation des cultures d’OGM d’origine tropicale.

SEPTEMBRE 2006
JAPON: la campagne OGM est lancée au Japon fin 2006 en se focalisant sur le rejet exprimé par les consommateurs et les marchés. 75,000 exemplaires du guide gratuit des aliments sans OGM ont été distribués, amenant de grandes entreprises de produits alimentaires japonaises à exclure les produits OGM.

Greenpeace Japon choisit Nisshin Food Products, l’un des principaux revendeurs japonais avec un résultat net annuel de ventes de 4 milliards de dollars, comme gagnant du « Prix de l’Aliment Naturel » en récompense de ses efforts de production d’aliments sans OGM et pour sa contribution à la protection de la santé et de l’environnement.

JUILLET – NOVEMBRE 2006
RUSSIE: Poutine soutient les militants de la campagne OGM pendant le “G8 civil” qui se tient à Moscou. En réponse à cela et à la présence d’un bateau de Greenpeace, les 2 principaux importateurs russes de produits alimentaires (qui contrôlent à eux 2 plus de 70 % des importations de soja vers la Russie, soit plus d’1 million de tonnes) annoncent qu’ils ont adopté une réglementation contre l’utilisation des produits OGM.

2007
Dix ans après l’introduction du soja génétiquement modifié, les 2/3 de la production de soja du Brésil restent non OGM. Aucune autre culture d’OGM n’est commercialisée dans le pays. 70 % du soja canadien est encore non OGM. L’Ukraine est une autre source de soja non OGM et d’autres pays tels que la Russie et la Grèce cultivent leur propre soja au lieu de l’importer.

JANVIER 2007
Greenpeace remet une pétition aux Commissaires européens de l’Environnement et de la Santé exigeant une réglementation plus stricte sur l’étiquetage des produits OGM, signée par 1 million de citoyens européens. La pétition demande l’étiquetage obligatoire des aliments issus d’animaux nourris par des aliments OGM (tels que les oeufs, le lait et la viande). Ce n’est que la 2e fois dans l’histoire qu’un million de signatures est réuni au sein de l’EU.

Les Roumains interdisent le soja OGM:
La Roumanie a été au cours des 10 dernières années le plus gros producteur de soja GM en Europe. Depuis le 1er janvier 2007, grâce aux pressions de Greenpeace et de la communauté locale, ces cultures ont été arrêtées. C’est la 1ère fois qu’un pays met un terme à la culture de produits GM après l’avoir précédemment introduite dans le pays. Déjà dit en 2006

FEVRIER 2007
UE: les Ministres de l’Environnement votent à 2 occasions différentes le rejet des propositions obligeant l’Autriche et la Hongrie à lever les interdictions sur les aliments et les cultures OGM. Le gouvernement grec renforce son interdiction déjà en place.

Le KUWAIT s’engage à mettre en place des lois sur l’étiquetage suite à la tournée maritime du navire Greenpeace et l’IRAN consulte actuellement Greenpeace International pour la rédaction d’une loi sur la biodiversité (pays anti-OGM).

Notre présence au Qatar permet également l’accélération de la signature par le Qatar de la Convention sur la Diversité Biologique (déclaration de la personne responsable du dossier au Qatar).

Les laboratoires gouvernementaux de Dubaï étudient plusieurs riz commercialisés et publient les résultats (négatifs à ce jour). Ce sont les 1ers tests officiels suivis de déclarations publiques dans les Emirats arabes unis.

Iran: nous établissons de bonnes relations de travail avec le Département de l’Environnement et les ONG, et soumettons des commentaires à leurs services de biosécurité. Nous initions les rapports de travail entre l’ONG iranienne IGRA et l’Institut Suisse pour l’Agriculture Biologique, afin d’obtenir un soutien pour l’élaboration d’une certification. L’Iran reste un pays sans OGM malgré les essais initiaux à grande échelle, par la suite stoppés, de culture de riz GM.

Le Moyen Orient est la principale région mondiale d’importation de riz. C’est également un important marché pour la plupart des cultures vivrières.

MARS 2007
Les scientifiques de l’Université de Caen publient une étude montrant les effets négatifs sur la santé (signes de toxicité dans les reins et le foie) de rats nourris avec le maïs Monsanto MON 863. L’étude confirme les avertissements lancés par Greenpeace sur les risques sanitaires que font courir les aliments OGM pendant de nombreuses années.

Greenpeace dévoile ces résultats scandaleux et organise des actions au Canada et dans l’UE. Le problème est à l’ordre du jour de la réunion du Conseil des Ministres de l’environnement du 28 juin. Une journée d’action locale est organisée avec des actions dans des pays clés prévues pour se dérouler juste avant la réunion.

AVRIL 2007
Lors d’une conférence à Bruxelles, plus de 230 régions et provinces de l’Europe se sont déclarées zones sans OGM (Chypre a depuis déclaré vouloir le devenir). Ces régions réunies couvrent presque la moitié du territoire européen. En Russie, la ville de Moscou a pris des mesures pour s’assurer que les écoles, les hôpitaux et autres institutions ne servent que des aliments sans OGM. Il existe aussi des initiatives telles que celle de l’Ile de Negros aux Philippines qui a adopté une loi faisant de toute l’île une région sans OGM.

Après investigation, Greenpeace Pays-Bas dénonce des cargaisons illégales de maïs Herculex dans le port de Rotterdam. L’autorité de sécurité alimentaire néerlandaise, le VWA, prend la sage décision de renvoyer cette cargaison aux Etats-Unis ou de la brûler sur place. VWA annonce un renforcement de ses contrôles de 10 à 25 % sur les importations de maïs en provenance des Etats-Unis.

Greenpeace contacte aussi une ONG irlandaise et ensemble, ils découvrent une cargaison de MON863 (aux effets sanitaires inconnus) sur le territoire irlandais.

AVRIL 2007
Un juge fédéral américain émet une injonction permanente contre la culture de la luzerne génétiquement modifié. Cette décision s’oppose à l’autorisation de commercialisation de la luzerne délivrée par le Ministère américain de l’Agriculture. Monsanto n’est alors plus autorisé à vendre ses graines de luzerne OGM. Un certain nombre d’initiatives prises aux Etats-Unis ont porté un coup dur à l’industrie au cours des 12 derniers mois comme par exemple l’interdiction des essais sur les algues bleu-vert et le moratoire sur le taro OGM (racine végétale).

MAI 2007
Le Parlement européen appelle la Commission européenne à interdire les OGM et demande d’évaluer la menace potentielle pesant sur la biodiversité en cas d’introduction de ces OGM. Le mois suivant, le Parlement exige de la Commission qu’elle maintienne les normes relatives aux produits biologiques et qu’elle n’autorise aucun degré de tolérance de contamination par des cultures, semences, aliments et produits OGM.

En Allemagne, suite à des études scientifiques dont une effectuée par Greenpeace, le gouvernement active la clause de sauvegarde et interdit toutes les cultures de maïs OGM MON810. En décembre 07, l’Allemagne finalement décide de lever cette clause.

JUIN 2007
Une étude, menée pendant 90 jours par le CRIIGEN révèle 60 différences significatives entre des rats ayant consommé du maïs transgénique NK603, OGM autorisé par l’Union Européenne, et des rats nourris sans OGM. Ces différences, qui affectent les reins, le cerveau, le cœur et le foie, ainsi que le poids des animaux, pourraient être des signes avant coureurs de toxicité, mais n’ont même pas fait l’objet d’études complémentaires.

JUILLET 2007
Greenpeace enchaîne des actions aux quatre coins de l’Europe pour interpeller les ministres de l’union Européen sur la nécessité de mettre en place un moratoire sur le maïs MON863. Déjà treize pays européens ont demandé à la Commission d’envisager l’interdiction de ce maïs, ce qui est une belle avancée.

OCTOBRE 2007
En France, lors de la séance de questions à l’Assemblée nationale, Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, confirme aux députés que la France, conformément aux engagements du grenelle de l’Environnement, va appliquer la « clause de sauvegarde », qui lui permet de suspendre la commercialisation et la culture de semences génétiquement modifiées – en l’occurrence le maïs OGM MON 810.

2008
JANVIER 2008
Le gouvernement français active la clause de sauvegarde qui interdit la culture d’OGM Mon810.