- Car production at VW (Volkswagen) plant. In two towersup to 400 new cars are parked for selling. Full automatic service lifts place the cars in the garage. PKW Fertigung in der VW (Volkswagen) AG. In zwei Tuermen werden jeweils bis zu 400 fabrikneue Autos des Konzern Volkswagen AG fuer Selbstabholer bereitgestellt. Zwei vollautomatische, computergesteuerte Hebebuehnen plazieren die PKW in ihre Garagenplaetze im Turm.

Climat

Voitures : questions – réponses

Climat

En quoi les voitures contribuent-elles aux changements climatiques ?

Lorsque les carburants fossiles, comme le pétrole ou le diesel, sont brûlés, ils rejettent du dioxyde de carbone (CO2), qui est le principal gaz à effet de serre dont les émissions massives sont à l'origine des changements climatiques. Comme la quantité de CO2 émis est directement liée à la quantité de combustible brûlé, les grosses voitures, qui possèdent un moteur très gourmand en carburant, rejettent plus de CO2 et aggravent ainsi le dérèglement du climat.

Dans quelles proportions les voitures contribuent-elles aux changements climatiques ?

Les transports sont, en 2013, le premier secteur responsable des changements climatiques avec 27,1 % des émissions de gaz à effet de serre (35,2 % des émissions de CO2). Le transport routier émet à lui seul 95,7 % du CO2 des transports émis au niveau national, en raison de sa forte dépendance aux énergies fossiles.

Comment régler le problème que posent les voitures au climat ?

Les constructeurs de voitures doivent s'engager rapidement, et dans la durée, à réduire les émissions de CO2 de la totalité du parc automobile. Ils doivent s'engager à ce que les véhicules particuliers qu'ils mettent chaque année sur le marché européen rejettent en moyenne un maximum de 120g de CO2/km d'ici à 2012, et de 80g/km à l'horizon 2020. Ils doivent faire des efforts similaires dans le reste du monde. Les constructeurs peuvent tout à fait atteindre ces objectifs en améliorant l'efficacité des moteurs mais aussi – et cela est tout à fait possible sans attendre l'apparition de nouvelles technologies – en retirant tout simplement du marché les voitures qui polluent le plus et en incitant leurs clients à acheter des modèles plus économes.

Réduire les émissions CO2/km, est-ce vraiment une solution efficace ?

Oui. Depuis une vingtaine d'années, l'industrie automobile a amélioré l'efficacité des moteurs. Malheureusement, elle en a profité pour construire des voitures de plus en plus puissantes et lourdes au lieu de développer les modèles légers, plus économes et émettant le moins de CO2. Certains prototypes ou les voitures « modèles » exposées lors des salons automobiles et mises en valeur sur les publicités, prouvent qu'il est techniquement possible, dès aujourd'hui, de produire des véhicules plus efficaces et moins polluants. Mais ce ne sont pas ces voitures-là que les constructeurs vendent au plus grand nombre. Le problème n'est pas technologique mais réside dans la composition du parc automobile.

Pourquoi ne voit-on pas dans nos rues plus de voitures à faibles émissions de CO2 ?

Les constructeurs automobiles réalisent leurs plus gros profits sur les ventes de grosses voitures et de voitures de catégorie supérieure. Ils communiquent au maximum sur l'écologie, mais leurs voitures les plus vertes ne sont produites qu'en petit nombre et sont rarement mises en avant par les concessionnaires.

Quelles sont les solutions techniques que Greenpeace soutient ?

Pas besoin de révolution technologiques pour que les voitures qui seront mises sur le marché en 2012 émettent 120g de CO2/km – et 80g/km à l'horizon 2020. Constructeurs et équipementiers automobiles développent actuellement de nombreuses technologies qui peuvent rendre les moteurs plus efficaces. Greenpeace soutient et encourage toute technologie qui peut être utilisée de manière durable et écologique.

Que pense Greenpeace des moteurs diesel ?

Les voitures diesel sont certes plus économes en carburant et elles émettent moins de CO2 que les modèles à essence, Par contre, elles émettent des matières organiques associées dangereuses pour l’homme : oxyde d'azote (NOx), hydrocarbures (HC), particules (PM)... D'après une étude réalisée par l'université de Standford pour la Nasa, ces rejets pourraient s'avérer plus problématiques encore que les émissions de CO2. Il n'existe aucune preuve scientifique que le diesel contribue moins aux changements climatiques que les moteurs à essence. La norme « Euro 5 » visant à réduire le NOx, le CO, l'HC et les PM rejetés par les véhicules, n'est pas suffisante. La Commission européenne doit faire une proposition plus ambitieuse.

Que pense Greenpeace des véhicules hybrides ?

En ville ou quand la circulation est lente, les véhicules hybrides basculent sur leur moteur électrique, ce qui réduit leur consommation de carburant. Ils repassent en moteur à essence au-delà d'une certaine vitesse et sur de plus longues distances. Les moteurs hybrides proposent certes une économie de carburant mais alourdissent également la voiture à cause de leurs batteries et de leurs deux moteurs. Au final, cela réduit l'efficacité globale de la voiture. La technologie hybride présente donc certains avantages, mais elle doit encore être améliorée pour être considérée comme une solution durable.

Que pense Greenpeace des voitures électriques ?

Les quantités de CO2 émises par les voitures entièrement électriques dépendent de la provenance de l'électricité qu'elles utilisent. Pour être réellement écologiques, les voitures électriques doivent être alimentées par des sources propres et renouvelables, telles que le solaire ou l'éolien. Le nucléaire ne fait évidemment pas partie de la liste des énergies propres et renouvelables. Sans une révolution dans notre manière de produire de l'énergie, les voitures électriques ne pourront pas être une solution durable.

Que pense Greenpeace des agrocarburants ?

Les agrocarburants posent de nombreux problèmes. Dans la plupart des cas, ils ne contribuent pas à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en raison des émissions engendrées par leur production, souvent associée à la conversion des terres et à la déforestation.

Que pense Greenpeace des voitures à hydrogène ?

L'hydrogène pourrait être une alternative si l'électricité nécessaire à sa production provenait d'une source propre et renouvelable. Sans une révolution dans notre manière de produire de l'énergie, les voitures à hydrogène ne pourront pas être une solution durable.

Est-ce que Greenpeace souhaite supprimer toutes les voitures ?

Non. Nous voulons que l'industrie nous fournisse des véhicules plus performants et plus écologiques, et qu'elle s'engage à réduire constamment l'impact environnemental de son parc. Mais, parallèlement, il va falloir aussi changer en profondeur notre système de transports et développer des alternatives à la voiture, comme les transports collectifs dans les villes, les lignes de train à grande vitesse, etc.

Est-ce que Greenpeace s'oppose aux grosses cylindrées et aux véhicules tout terrain ?

En fonction de leur métier ou de là où elles habitent, certaines personnes peuvent avoir besoin de véhicules puissants, dotés de certaines fonctionnalités, comme le tout-terrain ou la traction. Greenpeace estime que chacun doit choisir le véhicule qui correspond le plus à ses besoins. Ainsi, par exemple, un 4x4 n'a pas sa place en ville.

Les grosses voitures, peu nombreuses, peuvent-elles faire beaucoup de mal ?

Il est vrai que les petites voitures, vendues en grand nombre chaque année, émettent au final bien plus de CO2. Les grosses voitures puissantes, qu'elles soient de catégorie supérieure ou bien des 4x4, ne représentent qu'une petite partie du marché. Au total, elles ne sont donc responsables que du rejet d'une quantité relativement faible de CO2. Cependant, elles peuvent générer 2 à 3 fois plus de pollution qu'une voiture plus petite, ce qui fait peser sur d'autres un effort de réduction des émissions pour compenser la pollution supplémentaire dont sont responsables les modèles puissants. Il faut donc de toute façon améliorer l'efficacité des moteurs pour tous les types de voitures. Les constructeurs de véhicules de catégories supérieures et de voitures de luxe devront eux aussi faire des efforts pour se conformer aux normes européennes qui devraient être fixées cette année.

Que demande Greenpeace aux constructeurs automobiles ?

Les constructeurs de voitures doivent s'engager rapidement, au niveau mondial et dans la durée, à réduire les émissions de CO2 de la totalité du parc automobile. Pour commencer, ils doivent s'engager à ce que les véhicules particuliers qu'ils mettent chaque année sur le marché européen rejettent en moyenne un maximum de 120g de CO2/km d'ici à 2012, et de 80g/km à l'horizon 2020.

Quelle voiture puis-je acheter ?

Avant d'acheter une voiture, cherchez d'abord à savoir si vous en avez vraiment besoin. Si la réponse est oui, le mieux est d'acheter la voiture la plus efficace – c'est-à-dire celle qui rejette le moins de CO2 – reconnaissable à son étiquette énergétique A ou B (qui fonctionne sur le même principe que celle qui figure sur les appareils électroménagers) – qui corresponde à vos besoins : petits trajets réguliers en ville ou longues routes, un seul passager ou une famille nombreuse, etc. Expliquez au vendeur que votre préoccupation pour l'environnement joue un rôle important dans votre décision. Ensuite, conduisez de manière responsable, en utilisant d'autres moyens de transport dès que c'est possible.

Comment connaître le taux d'émissions d'une voiture ?

Les sites Internet des constructeurs, les revues automobiles et les associations de conducteurs fournissent tous ces informations. Consultez aussi le site de l'Ademe (l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) pour repérer les voitures qui émettent le moins de CO2 pour chaque catégorie : www.ademe.fr

Peut-on s'arrêter au taux moyen d'émissions de CO2 qu'affiche chaque constructeur pour sa flotte ?

Non. Il ne suffit pas de s'arrêter au taux moyen de CO2 émis par la flotte d'un constructeur. Il faut également prendre en compte le nombre de véhicules total qu'il vend chaque année. En combinant ces deux éléments, on obtient le volume global réellement émis sur le sol européen par chaque constructeur. Prenons deux exemples : le groupe français PSA et la marque allemande BMW. Les voitures Peugeot et Citroën émettent en moyenne 142g/km, contre 186g/km pour les véhicules BMW. Mais si l'on prend en compte le nombre total de voitures que chacun a vendu en 2006, on s'aperçoit que les véhicules PSA sont responsables de près de 12 % des émissions de CO2 liées aux voitures en Europe, soit presque le double de ce qu'émettent les BMW (6,1 %).

Comment puis-je agir ?

Si vous possédez une voiture, conduisez de manière responsable, en respectant les limitations de vitesse, en entretenant correctement votre véhicule, en évitant de vous déplacer seul et développant le co-voiturage, en utilisant d'autres moyens de transports dès que c'est possible.

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