Dans le cadre de la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides, le groupe loca

Samedi 30 mars 2013 – Demandons l’interdiction européenne des pesticides tueurs d’abeillles!

Dans le cadre de la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides, le groupe local de Greenpeace Toulouse s’est mobilisé ce samedi 30 mars 2013 place du Capitole, pour demander à l’Union Européenne d’interdire tous les néonicotinoïdes, une classe d’insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes. Les militants du groupe local, en partenariat avec les Apiculteurs de Midi-Pyrénées, le Syndicat d’Apiculture Méridionale et l’association Veracruz, ont informé les citoyens sur les dangers de ces pesticides pour l’environnement et plus particulièrement pour les abeilles.


Les abeilles sont menacées de disparition. L’agriculture industrielle et certains pesticides en sont les principaux responsables. Le déclin des abeilles est un symptôme alarmant des failles de l’agriculture industrielle, la manifestation visible, choquante, de ce qui ne va pas. Les abeilles sont donc des indicateurs, des « sentinelles de l’environnement »
comme l’Union Nationale de l’Apiculture Française les appelle. De plus, les abeilles et les autres pollinisateurs sont des alliés indispensables des agriculteurs car ils fécondent une partie de leurs cultures (colza, tournesol, fruits et légumes notamment). En Europe, la valeur de la pollinisation des cultures par les abeilles et autres pollinisateurs est estimée à environ 22 milliards d’euros pour l’agriculture.
L’usage d’une famille d’insecticides chimiques en particulier, les néonicotinoïdes, est l’une des causes principales du déclin des abeilles. Les néonicotinoïdes sont des insecticides dits systémiques, c’est-à-dire qu’ils pénètrent dans les tissus de la plante et se diffusent par la sève. Ils se répartissent alors dans les tiges, les feuilles, le nectar et le pollen de la fleur. Les insectes pollinisateurs y sont exposés directement lorsqu’ils butinent la fleur mais aussi en buvant les gouttes d’eau produite par la jeune plante à l’extrémité de ses feuilles. Pour l’ensemble de la communauté scientifique, les effets des néonicotinoïdes sur les abeilles sont connus et dévastateurs : malformations, troubles de la croissance, troubles du comportement
(orientation, apprentissage…). En Italie par exemple, les néonicotinoïdes sont interdits depuis quelques années. Résultat : les mortalités moyennes des abeilles sont passées de 35% à 15% sans baisse de rendement significative.

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