Au départ, le réalisateur de Empathy, Ed Antoja, n’est pas un ardent défen

Agriculture

Le bien-être animal, ça compte !

Le 19 septembre à Rennes, le documentaire « Empathy » sera projeté pour le public breton à l’occasion de la Fête des Possibles. Ce sera l’opportunité de mieux comprendre à quel point le bien-être animal peut être affecté par nos modes de vie. Promis : aucune image choquante au programme :-)

Au départ, le réalisateur de Empathy, Ed Antoja, n’est pas un ardent défenseur de la cause animale. Mais il accepte de travailler sur un documentaire de sensibilisation du public sur les mœurs de notre société qui nuisent aux animaux. En construisant ce film, il mesure progressivement à quel point les animaux font les frais de notre vie quotidienne, sans que nous n’en soyons d’ailleurs toujours conscients. Alimentation, mais aussi vêtements, loisirs… les animaux sont partout.

Empathy a reçu plus de 9 000 votes du public lors du Greenpeace Film Festival de 2017 (événement entièrement virtuel). « C’est un super film pour comprendre l’impact omniprésent de la vie humaine sur les animaux, témoigne Laure Ducos, chargée de campagne Agriculture et Alimentation pour Greenpeace France. Et tout ça sur un ton léger, plutôt humoristique et pas du tout culpabilisant ». Le documentaire réussit à informer le public sans recourir aux images violentes : il est donc idéal pour engager la conversation avec toute la famille ou même avec des amis amateurs de grillades 😉

Pour Laure Ducos, il est totalement logique d’organiser cette soirée avec L214 à Rennes, tel que cela a été fait dans beaucoup d’autres villes (Paris, Nice, Nancy, Dijon, Strasbourg, etc.). « L214 milite pour l’abolition de l’exploitation animale et a aidé des millions de Français – notamment des décideurs politiques – à se poser de nombreuses questions sur la condition animale. Chez Greenpeace, nous avons pour notre part l’objectif d’inciter à la réduction de la consommation de viande et de produits laitiers, et nous soutenons un modèle d’élevage écologique respectueux de l’animal et de l’environnement plus généralement ». Les deux organisations ont donc l’habitude de se mobiliser ensemble, comme cela a été le cas récemment pour le projet de loi Agriculture et Alimentation.

Pourquoi consommer autant de viande !?

En elle-même, la question de la consommation de viande interroge au moins sur trois volets : la santé des humains (sujet qui peut interpeller chacun assez directement !), la préservation de la planète (14% des gaz à effets de serre proviennent de l’élevage,…) et le respect des animaux. Sur ce dernier volet, L214 fait tout pour accompagner au mieux le public. « On s’aperçoit qu’une partie des consommateurs participent à un système auquel ils n’adhèrent pas, explique Marie Gougeon, référente L214 à Rennes. Lorsqu’on montre ce qu’il se passe dans les abattoirs, certaines personnes sont choquées par ce qu’elles voient et cela crée pour elles le déclic vers une transition. Il arrive même que certaines personnes refusent de voir les images car elles savent que ce qu’elles vont voir va les blesser et il leur paraît plus simple de ‘fermer les yeux’ ».

Sous l’influence de l’industrie agro-alimentaire, on constate aussi un défaut de perception quant à nos réels besoins alimentaires. Contrairement à l’Australie ou au Canada, notre programme national nutrition santé (PNNS) lui-même n’est d’ailleurs pas favorable au régime alimentaire végétalien… « Et puis, il faut faire la différence entre les carnivores – qui doivent manger de la viande – et les omnivores que nous sommes, qui peuvent se nourrir de viande ou même de poisson, d’œufs ou de lait, sans que ce soit pour autant une nécessité ! continue Marie. Une fois qu’on a réalisé que nous n’avons pas besoin de consommer des animaux pour vivre, on peut alors se demander s’il est juste de faire naître des animaux uniquement pour les tuer ». Bien sûr, on peut avancer l’argument du plaisir épicurien que procure à certains la dégustation de viande… à supposer que ce soit toujours un plaisir pour le consommateur une fois qu’il est lucide sur les conditions de vie des animaux dont il se nourrit.

Les animaux pour divertir

Les humains ne se servent pas seulement des (autres) animaux pour se nourrir, mais aussi pour se divertir ou pour s’habiller. « Pour ce qui est des corridas, des delphinariums, des cirques ou de la fourrure, ce sera réglé dans 20 ans, espère Marie Gougeon. Mais pour le sujet alimentaire, qui se rapporte à un besoin primaire, ça risque de prendre un peu plus de temps… ».

En attendant, on pourrait compter sur la loi Agriculture et Alimentation actuellement en discussion au Parlement pour améliorer la condition animale. Mais les lobbies font leur travail et ce projet législatif est inconsistant au regard des fortes attentes de la société actuelle. Alors autant s’accorder un moment de rêverie en imaginant un monde où l’on respectera les animaux, on arrêtera de les entasser dans des fermes industrielles et de leur faire avaler des tonnes d’antibiotiques, entre autres agressions.

 

Projection du film « Empathy » (Ed Antoja, 2017)

 : Maison de la Consommation et de l’Environnement (MCE), salle Gurvand. 48 bd Magenta à Rennes
Quand : mercredi 19 septembre, 19h
Tarif : gratuit, mais places limitées
Evénement Facebook : c’est par là

Je m’inscris à la projection !

 

 

Pour aller plus loin

. bande annonce du film « Empathy »
. « L’élevage industriel, une impasse écologique » (dossier réalisé par Greenpeace)
. site « Vegan Pratique » (infos et conseils fournis par L214)
. contenu du projet de loi Agriculture et Alimentation (résumé)

 

 

– Florenvironnement –





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