Source d'eau et de nourriture, la forêt du bassin du Congo est une source de subsistance pour beaucoup de communautés et constitue un véritable abri pour de nombreuses espèces animales, comme les gorilles, les chimpanzés ou les éléphants. C'est l'une des plus grandes forêts tropicales du monde et le quatrième puits de carbone le plus important de la planète : elle stocke en effet une quantité considérable, ce qui la rend indispensable à l'équilibre climatique. Mais elle est aujourd’hui en péril.

Forêts

Afrique : les forêts intactes en danger

Source d'eau et de nourriture, la forêt du bassin du Congo est une source de subsistance pour beaucoup de communautés et constitue un véritable abri pour de nombreuses espèces animales, comme les gorilles, les chimpanzés ou les éléphants. C'est l'une des plus grandes forêts tropicales du monde et le quatrième puits de carbone le plus important de la planète : elle stocke en effet une quantité considérable, ce qui la rend indispensable à l'équilibre climatique. Mais elle est aujourd’hui en péril.

Le bassin du Congo : un écosystème inestimable

La forêt du bassin du Congo constitue l’un des plus grands paysages forestiers intacts au monde (Intact Forest Landscapes – IFL). Les IFL sont de vastes zones forestières non perturbées par les activités humaines, à l’exception de certaines parcelles historiquement dédiées à la culture et au pâturage à petite échelle.

© Greenpeace / John Novis

Des forêts intactes qui disparaissent trop vite

Quelques jours avant le début de l’assemblée générale du FSC (Forest Stewardship Council) à Vancouver, Greenpeace a publié un rapport soulignant combien il est important pour le FSC de maintenir son engagement pour la protection de paysages forestier intacts (IFL). Le FSC est aujourd’hui la certification la plus rigoureuse en matière de traçabilité du bois récolté et de responsabilité environnementale des entreprises du secteur – même si de nombreux progrès restent à faire. En effet, le rapport démontre une perte dramatique de paysages forestiers intacts dans la région du bassin du Congo, y compris par les entreprises certifiées FSC qui y opèrent. Il souligne même les manoeuvres effectuées par certaines de ces entreprises pour saper les efforts effectués au sein du FSC pour reconnaître l’importance des paysages forestiers intacts et la nécessité de les protéger.

© Greenpeace / John Novis

Si rien n’est fait pour stopper la perte des paysages forestiers intacts, non seulement la faune sauvage souffrira de la fragmentation accrue des forêts, mais le stockage du carbone sera réduit. De même, la fréquence des incendies de forêt risque d’augmenter et la résilience de ces écosystème cruciaux aux changements climatiques sera durablement endommagée. La perte des paysages forestiers intacts peut également conduire au déplacement des populations qui vivent dans ces régions depuis des milliers d’années.

La certification FSC doit s’engager pour les forêts intactes

En 2014, le FSC a pris la décision de protéger la « grande majorité » des IFL dans les concessions certifiées FSC, se positionnant ainsi comme un leader mondial dans la conservation des forêts. Cependant, certaines entreprises opérant dans le bassin du Congo, telles que Danzer, Precious Woods et OLAM, déploient tous leurs efforts pour pouvoir exploiter ces paysages forestiers intacts, notamment en essayant de saper cette décision fondamentale  au sein du FSC, lors des débats internes à cette instance. 

D’ores et déjà, ce sont 1,3 million d’hectares d’IFL qui ont été perdus dans des concessions FSC actuellement homologuées, et plus d’un million de plus pourrait être perdu si le FSC n’empêche les exploitants d’accéder à ce qui reste de ces forêts clés. De 2000 à 2013, au sein de la forêt du bassin  du Congo, il y a eu plus de pertes de paysages forestiers intacts dans les concessions certifiées FSC que dans les concessions non certifiées par le FSC ! Il est grand temps de redresser la barre.

© Marizilda Cruppe / Greenpeace

L’Esperanza soutient la mobilisation pour la forêt en Afrique

A travers toute l’Afrique centrale, face aux menaces qui pèsent sur la forêt du bassin du Congo, de nombreuses personnes se mobilisent pour la protection des forêts et le droit de préserver leur habitat, leur culture et leur avenir en mains. Pour soutenir ce mouvement, le navire Esperanza, le plus grand de toute la flotte de Greenpeace, naviguera le long de la côte de l’Afrique centrale du 13 octobre au 10 novembre 2017 pour relier les communautés entre elles dans un mouvement de résistance à la destruction des forêts.