Monsieur le Conseiller, Je vous remercie pour votre réponse à mon courrier au ministre de l'Agriculture et de la Pêche, sur la nécessité de protéger le thon rouge par un classement en annexe I de la Cites. Cependant, dans ce courrier, vous vous appuyez sur différents résultats d'évaluations scientifiques, que vous interprétez différemment d'autres analystes que j'ai pu entendre ou lire. Les scientifiques, en ce qui concerne le recensement d'une espèce maritime, s'appuient effectivement sur des modélisations, des évaluations qui peuvent être sujettes à différentes interprétations. En tant que citoyen, je ne tiens pas à rentrer dans un débat d'experts sans fin sur ces modèles. En tant que citoyen, je constate que différents experts ont tiré la sonnette d'alarme pour le cas du thon rouge et qu'ils font état publiquement du problème et de son urgence. Enfin, en tant que citoyen, je constate qu'une réelle mobilisation existe autour du problème de la disparition du thon rouge : 65% des Français sont pour l'interdiction du commerce international de l'espèce, les Relais et Châteaux et plusieurs enseignes de la grande distribution ont arrêté de servir ou de vendre cette espèce. Je pense que ce sujet, bien au-delà des débats d'experts, est un problème politique et que la France, pays pêcheur, doit prendre ses responsabilités et se montrer à la hauteur de l'urgence. L'Italie vient de le faire, et ouvre la voie vers la sauvegarde de l'espèce. Je vous demande donc instamment de faire passer ce message au responsable politique de ce blocage, Bruno Le Maire : en cette année de la biodiversité, la France doit soutenir le classement en annexe 1 du thon rouge. En vous remerciant de votre attention, veuillez agréer, Monsieur le Conseiller, mes sincères salutations.