Dernière bataille pour le thon rouge

Qui sont les pêcheurs industriels ?

La flotte française de senneurs industriels compte en 2010 17 bateaux, essentiellement basés à Sète, en Languedoc Roussillon. Cette industrie emploie 10 à 15 personnes par bateau, embauchées pour la saison de pêche, un mois de l'année en mer. Les senneurs appartiennent à quelques patrons pêcheurs qui ont des pratiques pour le moins douteuses.

La manne des subsides publics

Les armateurs de bateaux ont pu cumuler jusqu'en 2004 des aides européennes, françaises et régionales jusqu'à 3 millions d'Euros pour financer leurs bateaux, qui coûtent de 5 à 6 millions d'Euros au total.

L'Europe et ses états membres ont consacré en 2009 80 millions d'Euros à la surveillance des bateaux de pêche au large, dans la Méditerranée, afin de vérifier qu'ils ne pêchent pas plus que leur quota.

Pavillon de complaisance libyen

Aujourd'hui une trentaine de navires opèrent sous pavillon libyen dont 12 français.

Les armateurs français changent ainsi le pavillon de leur bateau pour pêcher dans les eaux libyennes. Il y reste la plus grande partie des thons. Cela leur permet d'utiliser les deux quotas de pêche et d'éviter les contrôles, très peu nombreux en Libye.