Tout
le principe de ces transports de plutonium
repose sur le "SECRET". A l'usine de La Hague, l'oxyde de plutonium
est conditionné dans des boîtes d'environ 3 kilos, elles-mêmes
mises par groupe de quatre ou cinq dans des containers de type FS47
(photo ci-contre). Ceux-ci sont transportés par dix dans des containers
classique ISO 20 sur des camions de marque Mercedes en direction des
usines de Marcoule (Gard), Cadarache (Bouches du Rhône) et Dessel
(Belgique). Tous les détails >>
Théoriquement
le parcours et les horaires de ces transports doivent être modifiés
à chaque transport, cependant comme nous avons pu le constater, il
en est tout autrement. Alors que dans le passé, ces transports en
nombre limité pouvaient respecter ces règles, l'augmentation considérable
du volume en circulation a progressivement amené les exploitants à
moins de précautions. Ce sont maintenant des données industrielles
qui régissent le rythme et les trajets de ces transports.
Ainsi,
de deux à trois transports hebdomadaires se déroulent de manière systématique
suivant un scénario bien huilé. Tout les lundi, mardi ou mercredi
à 13 heures précises, l'un des trois camions de Cogema Logistic
quitte l'établissement de La Hague à destination de Marcoule ou Cadarache.
De
même, ces transports sont dits "banalisés", là aussi pour "empêcher"
leur identification. Mais nul besoin d'un oeil très exercé pour identifier
à coup sûr ces camions. Même s'ils ressemblent à des transports
classiques de déchets nucléaires de faible
activité.
Centre
de surveillance des transports de Plutonium
Dans
le contexte géopolitique actuel, il est pour le moins incroyable que
l'industrie nucléaire prenne un risque aussi insensé.
Sur
l'axe La Hague - Marcoule/Cadarache circulent chaque semaine
de 300 à 450 kilos de plutonium pur, de quoi réaliser une cinquantaine
de bombes nucléaires, sans compter sur l'utilisation directe de la
poudre comme "bombe sale".
Il
faut arrêter immédiatement
le transport de ce produit mortel ! |
Les transports de matières nucléaires