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PLUTONIUM
Le trafic international de déchets nucléaires entre l'Europe et la Russie s'établit dans un contexte global plus large : les efforts de l'industrie nucléaire, des gouvernements nationaux et de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) pour établir des décharges régionales de déchets nucléaires hautement radioactifs. Le plus avancé de ces projets concerne la Fédération de Russie. Cet effort est conduit par la crise croissante des déchets nucléaires. Le gouvernement russe après des années d'effort, a fait modifié la Loi Atomique en 2000 pour permettre l'importation de combustibles irradiés à des fins de stockage, de retraitement et d'élimination. En mars 2000, Greenpeace avait révélé les détails du plan du ministère russe de l'énergie atomique (Minatom), prévoyant l'importation de 20500 tonnes de combustibles nucléaires usé. La moitié du revenu prévu, estimé à 21 milliards de dollars (US$), serait employée pour la mise en place d'une décharge de déchets hautement radioactifs, le reste, selon Minatom, serait du bénéfice. La Russie bien que cherchant à importer des milliers de tonnes de déchets hautement radioactifs n'a aujourd'hui aucun centre de stockage.
Les pays identifiés par la Russie en tant que clients potentiels, incluent l'Allemagne, la Suisse, et l'Espagne - nations clientes des usines d'enrichissement et de retraitement à travers des contrats commerciaux avec Eurodif, ou Urenco, ou Cogema-La Hague ou une combinaison. Alors que le plan de stockage de déchets hautement radioactifs reste une menace future, les entreprise de ces pays (et d'autres comme eDF) sont déjà responsable d'éliminer une partie de leur déchets d'uranium en Russie.
Complices, la Commission Européenne et l'AIEA cherchent à soulager la peine de l'industrie nucléaire « occidentale » en favorisant une approche régionale pour trouver des sites de stockage et en premier lieu dans les installations nucléaires de la Fédération de Russie en Sibérie.
La Commission a, par exemple, ouvert des négociations pour intensifier les échanges nucléaires entre l'Europe et la Russie, incluant l'exportation de déchets nucléaires hautement radioactifs. L'AIEA a établi une proposition pour des centres multilatéraux du cycle du combustible nucléaire (Multilateral Nuclear Fuel Cycle), incluant des sites régionaux de stockage de déchets hautement radioactifs.
Greenpeace avec des ONGs et une grande majorité de la population russe s'opposent fortement à l'établissement de telles poubelles nucléaires « multilatérales » en Russie.
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