-
STOP PLUTONIUM - Greenpeace
Accueil
La CCCI
Matières nucléaires
La filière plutonium
Les industries
Les transports
Les risques
Documents et archives
Lexique
Liens
Contacts

 

Toutes nos vidéos

STOP PLUTONIUM

Comment eDF et les opérateurs électriques européens
exportent leurs déchets nucléaires en Russie

Le stockage en Russie

Les déchets d'uranium | Technologie et management des déchets d'uranium | Exportation en Russie | Risques et Transports liés aux déchets d'uranium | Le stockage en Russie | Vers des sites de stockage internationaux ?


L’illégalité du stockage

La législation russe interdit l’importation de matières nucléaires étrangères pour stockage. Selon le paragraphe 3 de l’article 48 de la Loi Fédérale de 2002 sur la « protection de l’Environnement », l’importation de déchets nucléaires ou de matières nucléaires étrangères dans la Fédération de Russie dans le but de leur stockage ou leur élimination est interdite.

Les contrats cités dans "L'exutoire Russe" sont en violation claire de la loi russe, et selon cette législation les déchets d’uranium devraient être renvoyés dans les pays clients dans leur totalité.

En 2005, Greenpeace Russie a déposé une plainte contre l’entreprise TENEX (JSC “Tekhsnabexport”) pour avoir signé des contrats en infraction avec la Loi Fédérale.


Les conditions de stockage


Les sites Russes concernés par les exportation de déchets d’uranium :
  - Urals Electrochemical Plant (Sverdlovsk-44),
  - Siberian Chemical Plant (Tomsk-7),
  - Angarsk Electrolysis Chemical Plant (Angarsk),
  - Electrochemical Plant (Krasnoyarsk-45).

Carte des sites russes d’importation de déchets d’uranium


Le stockage de l’uranium (URT ou Uapp) se fait principalement sous forme UF6, forme peu stable. Les conteneurs sont entreposés à même le sol, à ciel ouvert (voir images ci-dessous). Ces conditions de stockage peu recommandables font peser une menace supplémentaire importante sur des sites déjà gravement pollués.
A travers l’exportation en Russie de déchets d’uranium, eDF et les électriciens nucléaires européens se rendent complices de grave impacts sur l’environnement dans diverse régions de Russie.

Images vues du ciel de stockage de cuves d’UF6 à même le sol et à ciel ouvert
cliquez sur l'image pour l'agrandir


L’exemple du site de Tomsk-7

Un site immense et un impact environnemental catastrophique

Dans les environs de Tomsk, la radioactivité est présente partout


Le « Siberian Chemical Combine », dont l’activité a commencé en 1954, est un immense complexe nucléaire situé à quelques kilomètres de la ville de Tomsk, capitale administrative du sud de la Sibérie, à environ 3000 kms de Moscou.

Ce complexe s’étend sur un territoire clos de plus de 190 km2 au bord de la rivière Tom, et comprend une cité fermée de plus de 100 000 habitants : Seversk, longtemps uniquement connue sous le code Tomsk-7.

Les installations :
Le site nucléaire de Tomsk, l’un des plus importants au monde, possède de nombreuses installations et notamment :
  - cinq réacteurs pour la fabrication de plutonium militaire. Aujourd’hui, deux sont toujours en fonctionnement et produisent chaque année entre 1 et 2 tonnes de plutonium. C’est le dernier endroit au monde où l’on produit officiellement du plutonium à des fins militaires !
  - une usine de retraitement, initialement destinée à extraire le plutonium des 5 réacteurs militaires et ayant aussi servi à retraiter des combustibles irradiés d’autres sites. Le plutonium qui sort encore aujourd’hui de cette usine est stocké en attendant d’être utilisé dans des têtes nucléaires.
  - une usine d’enrichissement utilisant la technologie de la centrifugation. Cette usine a des contrats avec des industries occidentales comme Cogema ou Urenco.
  - différents emplacements de stockage de déchets nucléaires sous des formes variées (liquide ou solide) et dans des conditions de sûreté très faibles .

Des impacts énormes :
Les nombreuses installations ont, au cours des années, rejeté des quantités immenses de matières nucléaires directement dans l’environnement et ont accumulé d’importants stocks de déchets extrêmement dangereux. L’impact sur la région et ses habitants est très lourd.
Les principaux impacts sont :
  - les nombreux rejets (notamment les eaux de refroidissement du premier réacteur et aussi les effluents de l’usine de retraitement à ses débuts) effectués directement dans le chenal « Ramashka » affluent de la rivière Tom, ont beaucoup contaminé le lit et les abords de ces cours d’eau. Aujourd’hui sur plusieurs kilomètres des panneaux rappellent aux populations la forte contamination de l’environnement et l’interdiction de pécher.
  - les effluents hautement radioactifs de l’usine de retraitement sont injectés dans les couches de sables en profondeur. Ces injections faites à quelques 10, 20 kms de la rivière Tom concernent des millions de m3 de liquides radioactifs représentant plusieurs millions de Tera-Becquerel, soit l’un des plus gros rejets radioactifs dans l’environnement au monde.
  - le 6 avril 1993 une grave explosion d’un réservoir de 25m3 d’une solution contenant plusieurs milliers de kilos d’uranium et plusieurs centaines de kilos de plutonium a eu lieu. Cet accident a provoqué une importante dispersion de radioéléments à vie longue contaminant toute la région nord-est du site. Certains villages ont du être évacués et aujourd’hui encore des panneaux alertent la population sur le danger de cueillir des champignons et des baies sauvages !


 

 

 
 
30/05/2006 - Loi sur la gestion des déchets nucléaires : Greenpeace livre 331 bouteilles d'eau radioactive au Sénat et dévoile la menace sur le Champagne
29/05/2006 - Stockage de déchets nucléaires étrangers : Greenpeace rafraichit la mémoire de l'ANDRA et assigne COGEMA en justice
23/05/2006 - Gestion des déchets nucléaires: les mensonges continuent
17/05/2006 - Document EPR classé secret défense: nous le publions!


Site officiel de Greenpeace
-

La campagne Nucléaire de Greenpeace