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Pour le transport d'UF6, comme pour tout transport nucléaire, le risque lié à un incendie est une des questions principales de sûreté. L'UF6 sous forme solide dans les conteneurs se transforme en vapeur au dessus de 56,5°C, ce qui a pour conséquence d'augmenter fortement la pression interne des conteneurs. La norme AIEA citée ci-dessus prévoit que les conteneurs d'UF6 doivent résister à un feu de 800°C pendant 30 minutes. Ces normes très insuffisantes (un incendie à bord d'un navire dure généralement plusieurs heures et excède les 1000°C) sont pourtant loin d'être respectées. Des analyses sur un conteneur ont en effet montré que dans les conditions définies par les normes AIEA, le conteneur ne résistait pas plus de 12minutes et 20 secondes après le début du feu, entraînant une dispersion dans l'air d'1,7 tonnes d'UF6 sur les 12 tonnes contenues dans le conteneur. En 2000, l'Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire (IPSN aujourd'hui devenu IRSN) a conduit une étude arrivant à des conclusions encore plus inquiétante : « La rupture du conteneur 48Y dans un incendie est plus que probable et sa résistance au feu devrait être améliorer pour garantire la sûreté ». Les expériences de l'IPSN suggèrent que le conteneur exploserait après 175 seconde « dans le meilleur des cas » ! Enfin, les scientifiques estiment que « De grandes quantités d'hexafluorure d'uranium [UF6] seraient relâchées dans un accident impliquant un feu ». (1) Face à ces graves manquements aux normes, il semble que la résistance au feu des conteneurs d'UF6 soit en constante discussion au sein de l'AIEA. Pour l'instant quelques ajustements très récents ont commencé à être mis en place, comme le recours à des couverture thermiques entourant les conteneurs. Cet ajustement pour le moins extrêmement limité, est justifié par l'affirmation que les conteneurs résistent au feu pendant 25 à 35 minutes. Ces allégations sont en totale contradiction avec les études cités ci-dessus. Le cas particulier de l'URT Si l'utilisation d'URT est si limité c'est non seulement pour des raisons économiques et industriels (Le mensonge du recyclage) mais aussi car il représente des problèmes supplémentaires de radioprotection : « la présence d'U232 et de divers produits de fission qui engendrent des contraintes en radioprotection (émetteurs aplha et gamma) ». L'utilisation d'URT dans les usines de fabrication de combustibles entraîne une exposition des travailleurs à la radioactivité plus importante, ainsi que la contamination des installations. C'est une des raisons supplémentaires pour l'exportation de l'URT en Russie où les normes de radioprotection sont inférieures à celles appliquées en Europe. Note: |
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