Après
avoir utilisé "le retraitement" pour extraire le plutonium
à des fins militaires dans UP1 à Marcoule et UP2/400 à La Hague, la
France a décidé d'un très large programme de surrégénération. On allait
construire des dizaines de réacteurs type
Super-Phénix (photo ci-contre) qui allaient produire plus de plutonium
qu'ils n'allaient en consommer. On a donc décidé de construire UP2/800
(comme 800 tonnes par an) et UP3, de même capacité, mais pour les
clients étrangers. Ainsi on s'est mis à extraire 16 tonnes de plutonium
par an à l'usine de La Hague.
Mais
ce pari fou est à oublier au plus vite. L'industrie internationale
nucléaire allant d'échec en échec avec les surrégénérateurs (le sodium
qui les refroidit est très délicat lui aussi à manipuler), comment
justifier le retraitement, qui est la
solution politique de certains pays pour faire croire qu'il existe
une solution à la gestion des combustibles
nucléaires irradiés ?
Le
Mox ainsi né, on réutilise une petite
partie du plutonium extrait à La Hague pour le mélanger à de l'uranium
neuf naturel appauvri. Ce mélange contenant environ 7% de Plutonium
est chargé dans vingt réacteurs de 900MW en France. Il pose
de nombreux problèmes et EDF fait savoir de plus en plus fort et publiquement
qu'elle ne désire pas vraiment utiliser ce produit. Mais où irait
le "marché" international du Mox si le principal électricien
français n'en voulait pas ?
Au
nom de cette volonté nationale, EDF participe à faire croire au bien
fondé de l'utilisation d'un combustible, beaucoup plus cher. Mais
qui paie de toute façon ? Vous et moi, alors...
-
Dossier technique sur
le MOX [PDF - 91ko]
- Procédé de fabrication
du MOX
La
politique d'EDF
Cogema
et le MOX
Inconvénients
du combustible au plutonium
Perspectives
La filière du plutonium