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Comment eDF et les opérateurs électriques européens Les déchets d'uranium | Technologie et management des déchets d'uranium | Exportation en Russie | Risques et Transports liés aux déchets d'uranium | Le stockage en Russie | Vers des sites de stockage internationaux ?
![]() Quantités cumulées d’uranium de retraitement produits à l’usine Cogema-La Hague à partir de combustibles irradiés de réacteurs à eau légère, en tHM, 1976-2003 L’uranium appauvri L’uranium appauvri est produit au cours de la phase d’enrichissement. Cette phase vise à augmenter la teneur en isotope 235 (U235) de l’uranium qui permet la réaction nucléaire de fission en réacteur. A titre de comparaison : l’uranium naturel contient 0,7% d’U235, le reste étant principalement l’isotope U238 non fissile. Pour une utilisation en réacteur la teneur doit être enrichie à hauteur de 3% à 5%. L’uranium appauvri a généralement une teneur aux alentours de 0,3%, mais on considère comme appauvri tout uranium ayant une teneur en isotope 235 inférieure à 0,7%.Pour produire de l’uranium enrichi, il faut beaucoup d’uranium naturel, et le procédé créé d’importantes quantités d’uranium appauvri (voir figure 2). ![]() L’usine d’enrichissement française Eurodif (filiale d’Areva) à Pierrelatte est l’une des principales au monde. eDF est son principal client mais de nombreux pays notamment européens sont aussi clients. Urenco, compagnie tri-nationale (Allemagne, Royaume-Uni et Pays-Bas), est la seconde productrice d’uranium enrichi en Europe. Elle possède des usines à Almelo (Pays-Bas), Gronau (Allemagne) et Capenhurst (Royaume-Uni). Fin 2003, l’inventaire de l’Andra recensait 220000 tonnes d’uranium appauvri stockées sur le sol français, issu des contrats d’eDF et des autres clients. Selon les prévisions, ce gigantesque stock devrait passer à 350000 tonnes d’ici 2020 du fait uniquement de l’enrichissement à destination des combustibles d’eDF. Le statut des matières En France comme dans la plupart des pays, l’uranium de retraitement ou l’uranium appauvri ne sont pas officiellement considérés comme des déchets, mais comme des « ressources stratégiques ». Il est pourtant aujourd’hui évident que ces matières ne sont pas utilisées à grande échelle, et ne le seront pas dans un futur proche. Ainsi, eDF a provisionné dans ces comptes la surveillance du stockage d’URT pendant 250 ans ! (3) En Europe et particulièrement en France, autorités et industriels refusent l’évidence et considèrent toujours les déchets d’uranium comme des ressources. Pourtant chaque année leur stock continue d’augmenter de manière importante, et pose de plus en plus de problèmes. . |
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