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STOP PLUTONIUM

Containers, camions, itinéraires et horaires

La poudre d'oxyde de plutonium (PuO2) est conditionnée dans des boites en acier inoxydable de 2 à 3 kilos, quatre à cinq de celles-ci sont ensuite mise dans un container de type FS47, de couleur jaune à capot métallique. Ces containers sont eux même introduits par huit ou dix dans un container de type classique ISO 20'' de couleur blanche.


Boïte en acier contenant 2 à 3 kg de PuO2

FS47 contenant 4 à 5 boites en acier


Assemblage de FS47


ISO 20'' contenant un assemblage de FS47

ISO 20'' sur un des camions de transport de Plutonium

Dans un de ces containers ISO, transportés deux à trois fois par semaines vers Marcoule, Cadarache ou Dessel, se trouvent jusqu'à 150 kilos de plutonium (de quoi fabriquer de 15 à 20 bombes nucléaires).

Ces camions sont très facilement reconnaissables :


- Tous les camions sont des Mercedes. Ils sont tous d'anciennes générations sauf un de type Actros.

- La cabine est toujours blanche, parfois décorée de lignes rouges ou vertes.

- Ils sont tous immatriculés dans la Manche (50) ou à Paris (75) (cf. ci-dessous).

- Ils sont tous munis d'un "pare-buffle" (barre de protection à l'avant de la cabine).

- Lorsqu'ils sont chargés, ils sont marqués d'un rectangle orange à l'avant et à l'arrière.

- Ils affichent un simple logo "radioactif".

- La remorque est toujours grise et le container blanc.

Pour agrandir les photos, cliquez ici >>


Ancien modèle


Cabine Actros


Liste des camions / immatriculations :
Cabines
66 MGX 75
3635 VZ 50
385 MTA 75
370 MTA 75
111 HNL 75
472 HTB 75
3641 VZ 50
26 MTL 75
472 HTB 75
73 MGX 75
6163 VX 50 *

* = cabine Actros

Remorques
70 MGX 75
26 HEL 75
469 HTB 75
3638 VZ 50
357 MTA 75
6171 VX 50
 
78 MGX 75
 

En savoir plus : Camion #1 - Camion #2 - Camion #3

Le principe général des transports de plutonium en France est basé sur le fait qu'ils soient secrets et que les horaires et parcours soient changés à chaque déplacements des véhicules. C'est la principale raison pour laquelle les convois de plutonium ne peuvent emprunter la voie ferrée. Comme le faisait justement remarqer l'autorité de sûreté, le Chemin de fer est un "rail" qui empêche toute échappatoire... l'autoroute serait-elle plus flexible ? N'est-on pas entre deux rails de sécurité ?

Si, à ses origines, ce type de transport était organisé en petites quantités et donc facilement dissimulables dans des voitures classiques de petite taille et "banalisables", les choses ont changé. C'est aujourd'hui la logique industrielle qui commande et les quantités transportées demandent un nombre importants de rotations de véhicules et des installations prêtes à l'envoi et à la réception.

Ainsi, toutes les semaines, les camions de Cogema Logistics, basés à côté du terminal ferroviaire d'Armanville à Valognes (50), transportent 150 kilos de plutonium chacun en direction des installation du sud de la France. L'itinéraire emprunté est toujours le même :
- Parcours et horaires
- Cartes du parcour : Nord-Ouest - Sud-Est (PDF-480ko)

Comment peut-il être aussi facile d'identifier ces camions ?
Qu'adviendrait-il si des organisations moins pacifistes que Greenpeace s'emparaient d'un de ces véhicules ?

La seule bonne réponse à la question des risques liés à ces transports est leur arrêt immédiat et définitif.


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