Dans
un de ces containers ISO, transportés deux à trois fois par semaines
vers Marcoule, Cadarache ou Dessel, se trouvent jusqu'à 150 kilos
de plutonium (de quoi fabriquer de 15 à 20 bombes nucléaires).
| Ces
camions sont très facilement reconnaissables : |
- Tous les camions sont des Mercedes. Ils sont tous d'anciennes
générations sauf un de type Actros.
- La cabine
est toujours blanche, parfois décorée de lignes
rouges ou vertes.
- Ils
sont tous immatriculés dans la Manche (50) ou à
Paris (75) (cf. ci-dessous).
- Ils
sont tous munis d'un "pare-buffle" (barre de protection
à l'avant de la cabine).
- Lorsqu'ils
sont chargés, ils sont marqués d'un rectangle
orange à l'avant et à l'arrière.
- Ils
affichent un simple logo "radioactif".
- La remorque
est toujours grise et le container blanc.
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agrandir les photos, cliquez ici >> |

Ancien
modèle


Cabine
Actros
|
| Liste
des camions / immatriculations : |
| Cabines
|
| 66
MGX 75 |
3635
VZ 50 |
385
MTA 75 |
| 370
MTA 75 |
111
HNL 75 |
472
HTB 75 |
| 3641
VZ 50 |
26
MTL 75 |
472
HTB 75 |
| 73
MGX 75 |
6163
VX 50 * |
|
*
= cabine Actros
| Remorques
|
| 70
MGX 75 |
26
HEL 75 |
469
HTB 75 |
| 3638
VZ 50 |
357
MTA 75 |
6171
VX 50 |
| |
78
MGX 75 |
|
|
Le
principe général des transports de plutonium en France est basé sur
le fait qu'ils soient secrets et que les horaires et parcours soient
changés à chaque déplacements des véhicules. C'est la principale
raison pour laquelle les convois de plutonium ne peuvent emprunter la
voie ferrée. Comme le faisait justement remarqer l'autorité de sûreté,
le Chemin de fer est un "rail" qui empêche toute échappatoire... l'autoroute
serait-elle plus flexible ? N'est-on pas entre deux rails de sécurité ?
Si,
à ses origines, ce type de transport était organisé en petites quantités
et donc facilement dissimulables dans des voitures classiques de petite
taille et "banalisables", les choses ont changé. C'est aujourd'hui la
logique industrielle qui commande et les quantités transportées demandent
un nombre importants de rotations de véhicules et des installations
prêtes à l'envoi et à la réception.
Ainsi,
toutes les semaines, les camions de Cogema Logistics, basés à
côté du terminal ferroviaire d'Armanville à Valognes (50), transportent
150 kilos de plutonium chacun en direction des installation du sud de
la France. L'itinéraire emprunté est toujours le même :
- Parcours et horaires
- Cartes du parcour : Nord-Ouest - Sud-Est (PDF-480ko)
Comment
peut-il être aussi facile d'identifier ces camions ?
Qu'adviendrait-il si des organisations moins pacifistes que Greenpeace
s'emparaient d'un de ces véhicules ?
La
seule bonne réponse à la question des risques liés à ces transports
est leur arrêt immédiat et définitif.
|
Les transports de matières
nucléaires