Au
cours des premières décennies suivant sa création, l'atelier a permis
de produire, grâce à ses deux lignes de production, du combustible
métal pour des réacteurs de recherche
et les Célestin, du combustible Mox pour
les RNR français et pour le prototype Fast Reactor de Dounreay, et
du combustible expérimental pour réacteurs à eau ordinaire. En 1989,
la chaîne dédiée à Superphénix avait été convertie dans le but de
fabriquer du Mox pour les réacteurs à eau pressurisée, à quantité
de plutonium traité constante. L'ATPu a obtenu la même année l'autorisation
de diversifier sa production. L'installation a alors produit des barres
de combustible Mox pour EDF, et ce jusqu'en 1997, pour un total d'environ
11 tonnes. Jusqu'en 1996, les crayons
étaient transportés pour le montage des assemblages
à l'usine de FBFC à Dessel ; ensuite, ils ont été expédiés à l'usine
Melox à Marcoule.
Le
1er février 1991, Cogema a repris la gestion de l'ATPu et de LPC,
mais le CEA en est resté l'exploitant nucléaire au sens réglementaire.
Cogema a lancé le procédé Mimas.
En
1996, Cogema a annoncé que l'atelier fabriquerait 25 tonnes de métal
lourd de Mox (contenant 5 à 6% de plutonium) par an pour les électriciens
allemands pendant la prochaine décennie. L'union des producteurs allemands
d'électricité (VDEW) a indiqué que "la production d'environ 300
tonnes de Mox a été essentiellement confiée à la France" en raison
de la fermeture de l'usine Mox de Siemens. Une autorisation délivrée
en 1996 par l'autorité de sûreté française couvre la production par
l'ATPu de "tous types" de barres de combustible Mox, c'est-à-dire
destinées au REB ainsi qu'aux REP allemands. Les crayons de Mox sont
apparemment envoyés à Dessel pour leur assemblage.
L'atelier
a fabriqué - et fabrique peut-être encore actuellement - du combustible
spécial pour des expérimentations. En 1995-96, il a produit du combustible
pour des assemblages Capra (32% de plutonium) et Nacre (comportant
quelques pastilles contenant 2% d'oxyde de neptunium).
La
DSIN estime que la capacité de production
est proche de 45 tonnes de Mox par an. Philippe Pradel, de Cogema,
a confirmé l'existence de deux lignes de production à l'ATPu, mais
a déclaré qu'une seule d'entre elles est utilisée pour la fabrication
de Mox pour les réacteurs à eau ordinaire. L'ATPu et le LPC ont été
créés avant le décret de décembre 1963 établissant le régime des INB.
Comme toutes les installations nucléaires
antérieures à ce décret, ils ont été inscrits sur la liste des INB
par simple déclaration de leur exploitant, le CEA. En l'absence de
texte d'autorisation précisant leurs conditions d'exploitation, ils
ne sont soumis à aucune limitation de production.
Le
site de Cadarache
Sites
liés à l'industrie du plutonium