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STOP
PLUTONIUM
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Etat d'urgence dans le nucléaire - La DST convoque Greenpeace
06 décembre 2005 - Paris
3 personnes de Greenpeace, dont l'ancien Président de l'Association, sont convoquées mardi 6 et jeudi 8 décembre par la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) dans le cadre d'une enquête sur des informations liées aux transports de plutonium.
"Coincé par les débats publics où les citoyens questionnent de plus en plus l'opacité du nucléaire, et alors que Greenpeace continue d'exposer les trafics de plutonium et de déchets d'uranium, l'Etat recourt dorénavant aux services secrets pour protéger une industrie nucléaire hantée par la transparence" , déclare Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France.
Les convocations de la DST font suite au blocage le 19 février 2003, à Chalon-sur-Saône, d'un camion transportant 150 kg de plutonium pendant son trajet entre l'usine Areva/Cogema de La Hague et le site nucléaire de Cadarache. Greenpeace entendait par cette action dénoncer publiquement et pacifiquement le trafic secret et permanent de quantités considérables de plutonium à travers toute la France. Un site Internet était alors créé : www.stop-plutonium.org , où l'on peut trouver des informations relatives à la filière du plutonium et à ses transports. Informations provenant toutes de sources publiques.
A travers cette action, Greenpeace pointait du doigt non seulement les risques considérables liés à ces transports, mais aussi la culture du secret entourant les activités nucléaires, culture incompatible avec la transparence aujourd'hui clamée par l'industrie nucléaire. En réaction, et à la demande de Madame Lauvergeon, PDG d'Areva, les autorités renforçaient la législation du secret. Le 9 août 2003, on pouvait lire dans le journal officiel un arrêté du 24 juillet relatif à la protection du secret de la défense nationale, suivi d'un nouvel arrêté daté du 26 janvier 2004, mettant sous le sceau du secret toute information sur les matières nucléaires.
Lundi 28 novembre 2005, les militants et représentants de Greenpeace ayant participé à l'action en 2003 comparaissaient devant le tribunal de Chalon-sur-Saône et des peines d'amendes ont été requises contre eux. Au cours de l'audience on apprenait que la DST était venue saisir des pièces du dossier. Dans la foulée, en fin de semaine dernière, 3 représentants de l'association recevaient une convocation de la DST sur commission rogatoire de la part d'un juge d'instruction sur demande du procureur de la République de Paris.
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