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STOP
PLUTONIUM
Information Plutonium ouverte aux péages de Villefranche (69) et Beuzeville (27)
Le 19 février 2003, Greenpeace bloquait, avec une facilité déconcertante et pendant une demie-journée, l'un de ces camions dans le centre ville de Châlon-sur-Saône (71). Les militants de l'association écologiste avaient, au cours des semaines précédentes, pu identifier les trajets exacts, les jours et les horaires à la minute près, ainsi que les descriptifs et plaques d'immatriculation des camions. La récolte de ces données s'était effectuée à partir d'une simple observation depuis des lieux publics ou des bordures de routes. L'ensemble de ces données était disponible sur un site Internet spécialement dédié au danger de ces transports : www.stop-plutonium.org
L'unique réponse apportée par les autorités et l'industrie nucléaire s'est résumée à un arrêté publié le 9 août 2003 au Journal Officiel et qui stipule que toutes les matières nucléaires et leurs connexions, en l'occurrence les installations, les transports, les plans d'exercices de crise sont maintenant affublés du sceau du secret-défense. Il est désormais interdit de communiquer ou d'informer sur la filière nucléaire française. Totalement arbitraire et inadapté, cet arrêté a été modifié en janvier dernier, tout en gardant la même confusion. Greenpeace, la CRIIRAD, Reporters Sans Frontières ainsi que des associations de journalistes ont demandé au Conseil d'Etat l'annulation de l'arrêté classant secret-défense l'information sur les matières nucléaires. "Ce texte est une atteinte scandaleuse à la liberté d'expression. De toute évidence, la réponse des autorités françaises n'apporte aucune réponse au grave problème de la sécurité des transports de plutonium à travers la France. La seule méthode est l'arrêt definitif de ceux-ci" commentait Yannick Rousselet, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France. "Ce n'est pas en cassant le thermomètre que la température va baisser" a regretté Yannick Rousselet. Les populations riveraines mais également les services susceptibles d'intervenir en cas d'incident (personnel d'autoroute, hôpitaux, pompiers et gendarmes, élus locaux...) doivent être enfin informés du danger scandaleux que fait courir l'industrie du plutonium aux personnes et à l'environnement. "Vous habitez sur la Route du Plutonium, n'hésitez pas à questionner vos élus locaux ou les services concernés. Ne laissez plus ces camions mortifères passer sous vos fenêtres et exigez de ne plus les croiser lorsque vous circulez" a appelé Yannick Rousselet.
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