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L'Esperanza enquête sur les prises accessoires

Une équipe de militants de retour vers l'Esperanza
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Suivez le Journal de bord de l'équipage du navire et suivez au jour le jour la campagne de Greenpeace sur les prises accessoires de dauphins >>

On estime que des centaines de milliers de cétacés (baleines, dauphins et marsouins) meurent chaque année du fait des activités humaines (pollutions, collisions avec des navires...).

Environ 300 000 cétacés meurt chaque année du fait des activités de pêche. Ainsi, les "prises accessoires" constituent la menace la plus grave, en particulier pour les populations de dauphins et de marsouins.

Chaque année, des centaines de carcasses de dauphins et de marsouins sont rejetés sur les côtes de la Manche et du Sud-Ouest de l'Angleterre. On estime que moins de 10% des carcasses parviennent sur la côte, ce qui signifie qu'au total, le nombre de victimes doit être au moins dix fois plus élevé que celles qui s'échouent sur les plages.

On soupçonne la pêche industrielle au chalut d'être responsable de la plus grande partie des prises accessoires de dauphins et de marsouins. Le "chalutage en bœufs" qui consiste à tirer un immense filet entre deux bateaux est une des méthodes de pêche industrielle parmi les plus destructrices.

Lors de la dernière saison de pêche au bar (janvier-mars 2003), 114 carcasses de dauphins et de marsouins ont été rejetées sur les seules côtes des régions du Devon et de Cornouailles. Au total, 265 carcasses ont été trouvées dans le Sud-Ouest de l'Angleterre, et des centaines encore sur les côtes françaises : en dix jours, au mois de janvier 2002, plus de 300 dauphins et marsouins morts ont été rejetés sur les côtes bretonnes.

Et le problème ne fait que s'aggraver : en 2003 le nombre de carcasses de dauphins et de marsouins rejetées sur les côtes a augmenté de 25% par rapport à 2002.

Les carcasses portent généralement des marques qui indiquent que les dauphins et marsouins se sont emmêlés dans des filets, ont essayé de s'en libérer et ont finalement été rejetés par des pêcheurs : bec cassé, cicatrices, morceaux de cordes (utilisées pour tirer des filets) attachés à la queue, abdomen entaillé dans certains cas afin de faire disparaître le cadavre.

Le nombre de dauphins tués est inacceptable. D'un point de vue purement scientifique, la mortalité, qui s'élèvent à 5% de la population (selon une estimation prudente), représente un niveau non durable.

L'équipe de Greenpeace, à bord du MV Espéranza, va essayer de documenter et d'attirer l'attention sur le problème des prises accessoires", en mettant l'accent sur la menace que certaines pêcheries et pratiques de pêche présentent pour les populations de dauphins.

Greenpeace demande la présence d'observateurs indépendants sur tous les navires de pêche.

Greenpeace demande que dans les pêcheries où les prises accessoires constituent un problème, les pratiques de pêche soient modifiées.

Journal de bord

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Garçon découvrant un dauphin mort sur une plage dans le sud du Devon (2004)
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Chalutage en bouf en Mer Celtique
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