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Communiqué
du 27-01-2005
Greenpeace a entendu les rapports alarmants présentés par les spécialistes mondiaux de la biodiversité réunis à Paris cette semaine, notamment l'aggravation sans précédent de l'érosion de la biodiversité. Or, Greenpeace constate depuis de nombreuses années, avec nombre d'autres acteurs, la destruction, la dégradation et l'érosion accélérée des forêts du Bassin du Congo, principalement à travers une exploitation forestière destructrice, opaque, aux normes très basses qui opère dans l'impunité la plus totale.
D'après Illanga Itoua, chargée de campagne "forêts africaines" pour Greenpeace France, "Le Sommet de Brazzaville, du 29 janvier au 5 février prochain, offre une opportunité au Président Jacques Chirac, à ses homologues d'Afrique Centrale et à ses partenaires, d'entendre l'appel lancé à Paris. Ils doivent corriger les lacunes des politiques et des marchés liés aux forêts du Bassin du Congo et initier activement le changement de logique et de cap nécessaire pour arrêter le pillage, la destruction et la dégradation des forêts du Bassin du Congo qui entraînent l'appauvrissement continu des populations qui y vivent et en dépendent."
Greenpeace demande concrètement au Président Jacques Chirac, aux gouvernements, aux décideurs politiques et aux citoyens, pour sauver les forêts du Bassin du Congo:
1. d'établir de manière urgente la bonne gouvernance et la transparence forestière dans le Bassin du Congo, en commençant cette action lors du Sommet de Brazzaville sur les forêts du Bassin du Congo, pour lutter contre les crimes forestiers ;
2. de soutenir la participation, la consultation et la prise de décision des communautés locales et populations autochtones dans le choix et la mise en oeuvre des orientations locales nationales et régionales concernant les forêts et la biodiversité ;
3. de sauver la biodiversité de la plus grande forêt primaire du Bassin du Congo en République Démocratique du Congo en soutenant le maintien et le respect du moratoire déclaré par le Gouvernement Congolais sur l'attribution de nouvelles concessions forestières, et en soutenant la mise en oeuvre d'un zonage participatif des forêts;
4. d'entamer immédiatement et activement la réflexion et l'exploration de choix économiques alternatifs à l'exploitation forestière industrielle dans le Bassin du Congo, pour enfin construire un développement économique et social avéré et durable aux niveaux local, national et régional ;
5. de renforcer le développement d'une éco-certification crédible dans le Bassin du Congo telle le FSC, et non celui d'un système d'éco-certifcation de complaisance associé à la mauvaise gouvernance et à la corruption actuellement généralisées dans le secteur forestier africain ;
6. de donner la seule priorité, dans les marchés publics et dans les achats privés, à la plus haute norme écologique, sociale et économique d'exploitation forestière : l'éco-certification FSC ;
7. de soutenir activement, l'élaboration et l'adoption d'une nouvelle directive européenne visant à interdire et sanctionner l'importation de bois et produits bois provenant de sources illégales.
Documents:
Dossier de presse
Diaporama:
Bassin du Congo : un patrimoine en danger
En direct de la Conférence:
Lundi 24/01 - 09h00
Interview de Ludovic Frère (mp3-630ko)
Interview de Illanga Itoua (mp3-300ko)
Lundi 24/01 - 14h00 - Réactions au discours de Chirac
Interview de Ludovic Frère (mp3-1970ko)
Interview de Illanga Itoua (mp3-1750ko)
Programme de la conférence
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