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Nos demandes

Réserves marines

Greenpeace demande la création d'un réseau mondial de réserves marines, qui couvriraient 40 % de nos océans. L'objectif étant la préservation des écosystèmes marins.

En savoir plus sur les réserves marines, cliquez ici

Qu'est-ce que c'est ?
Les réserves marines sont l'équivalent en mer des parcs nationaux. Il s'agit de protéger tout un écosystème de l'exploitation humaine : interdiction de la pêche, d'exploitation minière et d'élimination des déchets. Aucune extraction, aucune dégradation n'est possible. C'est le plus haut degré existant de protection des mers et des océans.

Pourquoi ?
Les océans sont des écosystèmes fragiles. Leur avenir est gravement compromis par les activités humaines, en particulier la pêche. On croit trop souvent que les ressources de la mer sont illimitées, peut-être parce qu'elles sont moins visibles que celles sur terre. Mais elles sont malheureusement menacées d'épuisement et l'encadrement de la pêche ne suffira pas. Il faut aller plus loin, avec la création de réserves marines.
En France, sur terre, 10 % de la superficie est protégée dans le cadre de parcs nationaux. En mer, seul 1 % est protégé !

Où ?
Greenpeace a établi une carte mondiale des réserves marines à créer qui couvriraient 40 % de nos océans. Les sites à privilégier seraient les zones de reproduction des poissons, les habitats vulnérables (récifs coralliens, monts sous-marins) et les zones abritant des espèces rares et/ou surexploitées. Voir la carte.

Quels effets ?
- protection des ressources naturelles : les réserves marines augmentent même le rendement d'autres pêcheries avoisinantes.
- pérennisation des nombreuses activités économiques en Méditerranée et sur son pourtour.
- garantir aux communautés côtières une amélioration de leur qualité de vie.

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Méditerranée

Depuis plusieurs années, Greenpeace met l'accent sur l'urgence écologique en Méditerranée et propose d'y répondre par la création de réserves marines.

Cliquez pour voir les propositions de Greenpeace

Quels problèmes ?
En Méditerranée, la pêche n'est pas assez respectueuse des écosystèmes marins. Les quotas, quand il y a, ne sont pas assez restrictifs ou ne sont pas respectés. Les filets dérivants, malgré leur interdiction, sont toujours utilisés. Quant au chalutage de fond, il continue dans les eaux les plus profondes.

L'aquaculture affecte aussi l'écologie de la Méditerranée. L'élevage de plantes et d'animaux marins exige l'utilisation de produits chimiques. Beaucoup de ces espèces sont carnivores et réclament de grandes quantités de poissons.

D'autres activités économiques mettent en péril la Méditerranée. Le trafic maritime entraîne une pollution par les rejets d'hydrocarbure. Selon une estimation du PNUE (Programme des Nations-Unies pour l'Environnement), 55 000 tonnes de pétrole ont été accidentellement déversées en Méditerranée entre 1987 et 2002. S'y ajoutent les rejets agricoles, industriels et urbains: effluents d'eaux usées, matériaux d'emballages, plastiques, pesticides, engrais, solvants, etc. Le faible échange d'eau dans le bassin méditerranéen amplifie cette accumulation des polluants.

Enfin, la Méditerranée capte 33 % du tourisme mondial. Cela accroit automatiquement la pression sur la mer et le littoral, d'autant plus que le tourisme est souvent concentré dans les zones d'une grande richesse naturelle. Ce développement des infrastructures modifie l'organisation de la vie marine.

Tous ces facteurs se combinent pour mettre en péril la biodiversité en Méditerranée. De nombreuses espèces sont en voie d'extinction. Le thon rouge est l'exemple le plus connu. Mais il n'est pas le seul. D'autres animaux sont menacés : l'espadon, les cétacés, certaines espèces de raies et de requins, le phoque moine, les tortues vertes, luth et caouannes, etc. En outre, les herbiers de Posidonie, un des habitats les plus importants de Méditerranée, sont en déclin en de nombreux endroits du bassin.

Quelle solution ?
Pour faire face à l'urgence écologique en Méditerranée, Greenpeace défend l'instauration d'un réseau de réserves marines qui couvrirait 40 % de la Méditerranée.
Il s'agirait aussi bien de réserves à grande échelle en haute mer que de réserves plus petites le long des côtes. Elles permettraient non seulement de préserver (et parfois restaurer) ces ressources naturelles, mais également de pérenniser les activités économiques et de garantir le cadre de vie des riverains.

Aujourd'hui, seul 1 % de la Méditerranée est protégé ! Les scientifiques estiment que 20 à 50 % devraient l'être. Notre proposition de 40 % n'a donc rien de fantaisiste. C'est une nécessité si nous voulons que la Méditerranée soit sauvegardée.

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