Ce que nous demandons

Greenpeace demande que le texte signé à Copenhague prévoit :

  • la baisse de 40% des émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés d'ici 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Les pays industrialisés doivent s'engager à réaliser cet effort sur leur territoire national.
  • le soutien aux pays en développement. Il doit avoir deux objectifs : aider ces pays à faire face aux conséquences des dérèglements climatiques (car ce sont eux les plus touchés) et à mettre en œuvre un autre modèle énergétique. Ces pays, en particulier la Chine, l'Inde et le Brésil, doivent contribuer à la réduction mondiale des émissions de gaz à effet de serre (GES).
  • la lutte contre la déforestation. Greenpeace propose la création d'un fonds «  Forêts pour le climat » qui financerait la réduction des émissions de GES liées à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement.
  • 110 milliards d'euros de financement annuel par les pays industrialisés (pour la France, cela représente un effort de 4 milliards d'euros chaque année). Ces sommes peuvent sembler très importantes, mais le coût de l'inaction serait bien plus élevé.

Plus d'infos sur notre site web

Ce que nous refusons

Greenpeace dénonce le recours au charbon, au nucléaire ainsi qu'au captage du carbone. Ces solutions doivent être exclues de tout accord sur le climat. Pourquoi ?

Le charbon

C'est le premier responsable des dérèglements climatiques en cours : 30% des émissions mondiales de CO2 lui sont imputables. Le charbon est un combustible « sale » qui détruit notre climat. Nous devons impérativement l'abandonner, notamment pour la production d'électricité dans les centrales thermiques.

Il est d'autant plus important de prendre cette décision maintenant que les technologies de production d'électricité vont connaître le renouvellement le plus important de leur histoire dans les années qui viennent. Les centrales existantes devront être retirées du réseau. Greenpeace demande qu'elles laissent place à un système de production énergétique propre.

Plus d'infos sur notre site

Le nucléaire

C'est parce que le nucléaire n'est pas une énergie propre que Greenpeace dénonce son utilisation. Le nucléaire est dangereux, inutile et coûteux. Il ne peut pas être une option.

Il ne peut pas non plus répondre à l'urgence climatique actuelle, car il n'a pas prise sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) dues aux transports, au secteur agricole ou à la déforestation. Il ne peut avoir d'intérêt que pour réduire les émissions de GES liées à l'électricité. Mais il faudrait alors généraliser le recours au nucléaire et même en multipliant par quatre le nombre total de réacteurs, les émissions mondiales de GES ne baisseraient que de 6%. Le nucléaire ne peut pas jouer de rôle majeur dans la réduction des émissions de GES.

Plus d'infos sur notre site

Le captage et stockage du carbone (CSC)

Le CSC est encore au stade expérimental. Il s'agirait de piéger le CO2 émis par les centrales thermiques et de le stocker sous terre ou dans la mer. L'idée peut sembler séduisante, mais ce n'est pas une solution envisageable. Le CSC ne sera pas prêt à temps pour faire face à l'urgence climatique. Il est également trop énergivore, trop cher et trop dangereux. En aucun cas, cette technologie ne peut être défendue comme une solution aux dérèglements climatiques en cours.

Plus d'infos sur notre site