Les chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier se réuniront du 7 au 18 décembre à Copenhague. Ils doivent trouver un accord pour lutter contre les dérèglements climatiques.
En 2012, le protocole de Kyoto arrivera à expiration. Ce texte avait été élaboré en 1997 et ratifié par 175 pays, à l'exception notable des Etats-Unis. Il prévoyait que les pays industrialisés réduisent d'au moins 5,2% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2012 par rapport aux niveaux de 1990. L'objectif du sommet de Copenhague est de fixer de nouveaux objectifs pour l'après-2013.
Dans quelle proportion les émissions de gaz à effet de serre doivent-elles baisser ? Comment l'effort doit-il être réparti entre les différents pays, entre les nations industrialisées et les pays en développement ? Sur quelle période ? Par quels moyens ? C'est à ces questions que les chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Copenhague doivent trouver des réponses. Celles-ci sont d'autant plus importantes que les dérèglements climatiques s'accélèrent.
L'enjeu principal est simple : réduire considérablement nos émissions de gaz à effet de serre pour que l'augmentation de la température moyenne de notre planète soit inférieure à 2°C d'ici la fin du siècle. Sinon, les dérèglements climatiques vont s'aggraver et menacer l'équilibre de notre planète.
Pour être en dessous des 2°C, il faut que les émissions de gaz à effet de serre commencent à baisser dès 2015. Le texte signé à Copenhague, qui concerne l'après-2013, se doit d'être ambitieux.
Il doit aussi être juste. Les pays industrialisés ont une responsabilité historique dans les dérèglements climatiques en cours. Ils sont à l'origine de 64 % des gaz à effet de serre émis depuis le XIXème siècle ! Aujourd'hui encore, un Américain émet 20 tonnes de CO2 par an quand un Indien n'en émet que deux. Ce sont avant tout les nations industrialisées qui doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
De leur côté, les pays du Sud ne doivent pas reproduire les erreurs de ceux du Nord. Il faut pour cela que les nations industrialisées les aident à ne pas opter pour le même modèle énergétique dépassé. Le Nord doit mettre à disposition du Sud ces ressources financières et technologiques. Il doit faire le premier pas.
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La campagne Climat de Greenpeace