-30% d'émission de gaz à effet de Serre en Europe d'ici 2020.

Les lanternes rouges

  • Arcelor Mittal

    ArcelorMittal est un membre proéminent de BusinessEurope (organisation patronale européenne regroupant les organisations patronales nationales) et d’EUROFER (Confédération européenne des entreprises de sidérurgie), deux groupes de pression qui font activement campagne contre le passage à un objectif de 30 %.

    D’après EUROFER, l’Union européenne serait « stupide » d’augmenter de façon unilatérale son objectif de réduction de GES, et un passage à 30 % serait « fatal » pour l’industrie. En parallèle, le groupe de pression American Iron and Steel Institute, auquel l’entreprise ArcelorMittal est affiliée, a fait tout son possible pour qu’aux États-Unis non plus, la législation sur le climat n’avance pas d’un iota, tout d’abord en limitant les objectifs de réduction d’émissions dans le cadre du projet de loi sur le système de plafonnement et d’échange des droits d’émission (dispositif « cap and trade »), puis au titre du Clean Air Act. Par ailleurs, ArcelorMittal a financé des sénateurs américains connus pour leurs positions climatosceptiques.

    ArcelorMittal a menacé de s’expatrier hors des frontières européennes et tenté de remettre en cause, devant les tribunaux, les règles du système européen d'échange des quotas d'émissions (ETS). Pourtant, les règles d’attribution de quotas sont plutôt généreuses pour les producteurs d’acier et, loin d’être contraint de réduire ses émissions, ArcelorMittal a pu les augmenter. Déjà avant la période de ralentissement économique, le groupe s’était vu allouer de plus de quotas que nécessaire, ce qui lui a permis de réaliser des gains en revendant ces droits acquis gratuitement, sans prendre aucune mesure pour lutter contre les changements climatiques. La vente des quotas d’émission a rapporté au groupe sidérurgique 108 millions de dollars en 2009, puis 140 millions de dollars en 2010. ArcelorMittal pourrait empocher plus d’un milliard d’euros grâce à l’ETS d’ici à 2012.

    Et les perspectives sont au beau fixe. En effet, si les États membres de l’UE ont décidé de n’attribuer qu’à partir de 2013 des quotas gratuits aux industries à forte consommation d’énergie, celles-ci seront toutefois autorisées à reporter le surplus de crédits restant de la période précédente. Certaines entreprises européennes parmi les plus grosses émettrices de CO2 risquent ainsi de continuer à polluer en toute tranquillité jusqu’en 2020.

  • Veolia

    En tant qu’entreprise partenaire de BusinessEurope, organisation patronale européenne regroupant les organisations patronales nationales, Veolia bénéficie d’un statut important au sein de ce groupe de pression qui mène une campagne énergique contre le passage à un objectif de 30 %.

    Par ailleurs, par le biais de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E), Veolia est membre du MEDEF, qui s’est publiquement prononcé contre le passage à un objectif de 30 %. Marc Reneaume, Directeur Général Adjoint en charge de la Direction générale des affaires publiques de Veolia Eau, est également membre du Conseil exécutif du MEDEF.

    Pourtant, dans le Rapport annuel et de développement durable 2009 de Veolia, Antoine Frérot, Directeur général de Veolia Environnement, s’efforçait d’apparaître comme le chef de file de la protection de l’environnement et du climat en affirmant ceci : « Si notre civilisation désire retrouver l’amitié perdue avec l’environnement, il lui faut changer en croissance sobre son actuelle croissance gourmande de ressources naturelles. Ce qui implique un triple effort sur l’économie afin de la décarboner, la dématérialiser et la déshydrater. La décarboner, pour quitter le monde du pétrole, du gaz et du charbon. D’abord, en économisant de l’énergie… »

    Si certaines entreprises se dissocient de la position du groupe de pression qui les représente lorsqu’elles sont en désaccord sur un sujet, Veolia se garde bien d’une telle démarche et mérite donc pleinement son titre de « lanterne rouge ».

  • Solvay

    Le groupe Solvay se présente en défenseur du climat et de l’environnement, mais il évite soigneusement de se positionner sur le passage à un objectif de 30 % de réduction des émissions européennes et, aux États-Unis, il mène activement campagne contre les mesures visant à protéger le climat.

    Christian Jourquin, président exécutif de Solvay, a déclaré qu’il classait au rang de priorité personnelle le repositionnement de l’entreprise en tant « qu’acteur durable au cœur de la lutte contre les changements climatiques ». De toute évidence, il a du pain sur la planche. D’après une enquête de Climate Action Network Europe, lors des élections sénatoriales américaines de 2010, Solvay a apporté son soutien exclusivement aux candidats hostiles à toute législation sur le climat et/ou niant l’existence des changements climatiques.

    Par ailleurs, Richard Hogan, président de la branche américaine du groupe, se trouve être le co-fondateur de la Coalition for Responsible Regulation. Ce nouveau groupe de pression assez opaque est à la pointe des efforts déployés outre-Atlantique pour saper la politique climatique de l’administration Obama. Les tentatives faites par l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) pour réglementer les émissions de carbone ont été accueillies par une avalanche de recours juridiques, dont R. Hogan est à l’origine.

    Le groupe Solvay est un membre clé de l’organisation Essenscia (en anglais), qui défend les intérêts des entreprises du secteur de la chimie eu niveau européen. Cette organisation affirme que l’Union européenne devrait s’en tenir à ses engagements actuels en matière de réduction des émissions.

    En 2009, M Jourquin était président du Conseil européen de l’industrie chimique (CEFIC), lorsque celui-ci s’est opposé à tout relèvement de l’objectif de réduction des émissions européennes.

    Le groupe Solvay est partenaire de BusinessEurope organisation patronale européenne figurant parmi les groupes de pression les plus actifs contre le passage à un objectif de 30 %, comme le montre ces deux documents.

    Au mois d’avril 2011, le belge Solvay a racheté le français Rhodia, autre entreprise qui se classe en queue de peloton.

  • BP

    En tant qu’entreprise partenaire de BusinessEurope, organisation patronale européenne regroupant les organisations patronales nationales, BP Europe bénéficie d’un statut important au sein de ce groupe de pression qui mène une campagne énergique contre le passage à un objectif de 30 %. Le groupe est également membre de l’Association européenne de l’industrie pétrolière (EUROPIA), tandis que sa branche spécialisée dans les produits chimiques, BP Chemicals, est affiliée au Conseil européen de l’industrie chimique (CEFIC), qui a qualifié d’« inacceptable » le passage à un objectif de réduction de 30 %. Dans le cadre de l’initiative « Alliance for a Competitive European Industry », les deux groupes de pression ont envoyé en janvier 2010, suite au sommet sur le climat de Copenhague, une lettre aux présidents du Conseil, de Parlement et de la Commission de l’Union européenne demandant le maintien de l’objectif de réduction de 20 %. La multinationale BP n’est pas parvenue à prendre de la distance par rapport à la position des groupes de pression dont elle est membre.

    BP prétend que, depuis 10 ans, elle met en place des mesures de sensibilisation face au problème des changements climatiques, et qu’elle agit également à titre préventif. Mais en réalité, elle fait tout son possible pour saper les réglementations (nationales ou internationales) visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, au Royaume-Uni et aux États-Unis, BP finance des organisations de déni du changement climatique, notamment l’Institute for Economic Affairs. En 2010, lors des les élections sénatoriales américaines, les financements de BP ont essentiellement bénéficié à des candidats hostiles à toute législation sur le climat, ou niant le problème du dérèglement climatique.

    BP, dont les initiales signifiaient à l’origine « British Petroleum », s’est ensuite rebaptisée « Beyond Petroleum » (« Au-delà du pétrole »). Pourtant, cette démarche de verdissement ne s’est pas accompagnée d’une réorganisation des priorités du groupe : les investissements dans les énergies renouvelables ont été revus à la baisse, tandis que les projets d’extraction dangereux et fortement pollueurs, tels que les sables bitumineux au Canada ou encore les forages en eaux profondes, ont été largement privilégiés. BP aurait également réécrit la politique européenne sur le captage et le stockage de carbone (CCS), sécurisant ainsi des millions d’euros d’argent public pour cette technologie, alors que cet argent aurait pu, par exemple, être investi dans les énergies renouvelables ou l’efficacité énergétique.

  • Maersk

    Le géant danois Maersk est opposé à l’adoption d’un objectif de réduction plus ambitieux. Cette société, (présente dans le transport maritime, la construction navale, le commerce de détail mais aussi la prospection gazière et pétrolière, entre autres activités) est un membre proéminent du groupe de pression Danish Industry. Cette confédération a récemment signé une lettre adressée par BusinessEurope à la Commission européenne pour rappeler son hostilité vis-à-vis d’une révision de l’objectif européen et de toutes modifications du système d'échange des quotas d'émissions (ETS), pourtant loin d’être parfait.

    Lars-Erik Brenøe, directeur de Maersk, fait également parti du comité principal de la Confederation of Danish Industry (DI), tandis qu’Anders Würtzen, directeur des relations publiques de Maersk, participe au Comité sur les politiques énergétiques et climatiques de DI.

    Les émissions de CO2 du groupe Maersk représentant 75 % de l’ensemble des émissions du Danemark, le groupe ne peut que reconnaître qu’il a un problème. Sur son site Internet, il affirme ainsi s’être engagé à réduire ses émissions d’au moins 13 % d’ici à 2012. Par ailleurs, il participe au « Low-Carbon Leaders Project », mis en place par le WWF.

    Toutefois, Maersk Oil cherche à exploiter du pétrole en Arctique, l’un des environnements les plus fragiles et les mieux préservés de la planète. Il investit également dans le captage et stockage de carbone (CCS), une technologie onéreuse et incertaine qui menace de vampiriser l’argent public, au détriment du développement des énergies vertes.

  • Accenture

    Accenture affiche haut et fort son leadership en matière de développement durable et de lutte contre des changements climatiques. Mais son président-directeur général, Pierre Nanterme, est au cœur d’un lobby fortement opposé à l’adoption d’un objectif de réduction de 30 % des émissions européennes : il siège au conseil exécutif du MEDEF et préside sa commission économique. Le MEDEF est affilié à BusinessEurope, et les deux organisations patronales mènent une campagne de lobbying intense contre un passage à un objectif de 30 %.

    Cela n’empêche pas le cabinet-conseil de s’afficher comme une entreprise responsable.

    Ainsi, sur son site Internet, on peut lire :

    « La portée mondiale de notre offre, ainsi que notre compréhension des leviers du développement durable au niveau local, nous permettent de proposer à nos clients des solutions personnalisées en matière de développement durable, partout dans le monde. »

    Par ailleurs, un micro site d’Accenture, intégralement dédié à la conférence de Copenhague, entend exposer un point de vue « pragmatique sur l’atténuation des changements climatique » :

    Cependant, lorsqu’on lui a demandé de prendre position pour ou contre le passage à un objectif de 30 % de réduction des émissions européennes, le cabinet conseil est resté silencieux.

    Dans les faits, Accenture semble donc avoir choisi le camp des groupes de pression qui mènent activement campagne contre une législation environnementale plus ambitieuse à l’échelle européenne.

  • Lafarge

    Lafarge s’oppose à l’adoption d’un objectif plus ambitieux de réduction des émissions européennes. Outre-Atlantique, le groupe a financé les campagnes de climatosceptiques, tout en empochant de grasses subventions dans le cadre des crédits carbone.

    L’entreprise tente de verdir son image par le biais de son adhésion à la Cement Sustainability Initiative et au programme Climate Savers du WWF. Mais dans les faits, son réseau et ses liens avec d’autres entreprises racontent une toute autre histoire. Lafarge est membre de l’Association européenne du ciment CEMBUREAU, qui s’est clairement prononcée contre un objectif de 30 % et a qualifié d’inacceptable toute revue à la hausse de l’objectif actuel, soulignant que le fardeau unilatéral était déjà trop lourd à porter pour les industries européennes à forte consommation d’énergie.

    Chaque année depuis l’ouverture du système européen d'échange des quotas d'émissions (ETS), Lafarge engrange les profits sans pour autant réaliser, sur place, les réductions d’émissions correspondantes, les crédits d’émissions lui étant gratuitement accordés. Ainsi, on estime qu’à la clôture de la période d’échange en cours (2008-2012), Lafarge conservera un surplus de crédits de 23 millions, pour un montant supérieur à 300 millions d’euros.

    Deux lettres montrent clairement que Lafarge, via l’Association CEMBUREAU, demande à ce qu’un accord mondial sur le climat soit conclu avant que l’Union européenne procède à toute révision de son engagement. Mais dans le même temps, lors des élections sénatoriales américaines de 2010, les financements de Lafarge ont presque exclusivement bénéficié à des candidats hostiles à toute législation sur le climat, ou niant le problème du dérèglement climatique, notamment les sénateurs républicains James Inhofe et James DeMint, des climatosceptiques notoires outre-Atlantique.

  • Rhodia

    L’entreprise Rhodia a fait savoir à Greenpeace qu’elle était contre un passage à 30 % de réduction des émissions européennes. Son Président Directeur Général, Jean-Pierre Clamadieu, préside également la commission développement durable du MEDEF, qui mène une campagne de lobbying intense contre un relèvement des ambitions climatiques européennes. M. Clamadieu a déclaré qu’il était opposé à un objectif de 30 %, s’il n’y avait pas en « contrepartie des engagements réels des partenaires de l'Union européenne ».

    Pourtant, Rhodia n’hésite pas à se dire « engagé dans le développement de projets de rupture qui visent à améliorer la qualité de l'environnement. » ou à se présenter comme une entreprise « responsable ».

    Affirmant soutenir le protocole de Kyoto, Rhodia a ainsi lancé une approche de développement durable baptisée le Rhodia way.

  • Volkswagen

    Le groupe VW se donne du mal pour être perçu comme le constructeur automobile le plus « vert » du monde. Pourtant, il est hostile à un objectif de réduction de 30 % des émissions européennes, tout comme à l’adoption de normes plus strictes en matière d’efficacité énergétique. VW siège au conseil de l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA), qui milite contre un rehaussement de l’objectif européen.

    Dans une lettre adressée à Greenpeace, le groupe VW s’exprime en ces mots :

    « Le groupe Volkswagen n’est pas en mesure de soutenir, surtout après Copenhague, une politique européenne de protection du climat qui menacerait les emplois et entraînerait une ‘‘désindustrialisation’’ de l’Europe. ».

    C’est sans doute à Günther Oettinger, commissaire européen en charge de l’énergie, que l’on doit la paternité de cette expression.

    Une voiture sur cinq vendues en Europe est une Volkswagen. Ainsi, le constructeur allemand est à l’origine de 5 millions de tonnes d’émissions de CO2 par an. Mais le groupe allemand affirme prendre particulièrement au sérieux ses responsabilités en matière de protection du climat. Dans un rapport sur le développement durable, il affirme : « Nous avons pour ambition de devenir le constructeur automobile qui en fait le plus pour l’environnement. Nous comptons y parvenir en fixant de nouveaux standards écologiques pour le secteur de la construction automobile, afin de mettre sur les routes les véhicules les plus propres, les plus économiques et les plus fascinants. Malgré ces belles paroles, le groupe VW, qui s’était déjà battu contre les normes de consommation de carburant en vigueur aujourd’hui, estime désormais que les objectifs fixés pour 2020 en matière d’efficacité énergétique sont trop ambitieux.

La tête du peloton

  • Ikea

    Le groupe IKEA est signataire de la Joint Business Declaration (appel lancé par The Climate Group), membre du Programme for Sustainability Leadership de l’université de Cambridge, ainsi que du Climate Savers du WWF. Ces initiatives soutiennent l’adoption d’un objectif de réduction de 30 % des émissions européennes.

    Extrait d’un courrier adressé à Greenpeace :

    « Nous partageons votre point de vue [celui de Greenpeace] selon lequel la mise en place de mesures ambitieuses au niveau européen permettra de tirer la croissance, l’innovation et les investissements dans l’économie verte. Nous nous sommes engagés en faveur d’une stratégie à long terme prévoyant que tous nos magasins et bâtiments soient, à terme, intégralement alimentés à partir de sources d’énergie renouvelable. De plus, nous entendons améliorer l’efficacité énergétique de l’ensemble du groupe de 25 %, par rapport au niveau de 2005. »

  • Deutsche Telekom

    Suite à la tribune conjointe des ministres de l’Environnement français, allemand et britannique publiée le 15 juillet 2010, Deutsche Telekom et d’autres entreprises ont fait paraître dans le Financial Times une lettre de soutien ouverte au passage à -30 % (« Lay foundation for low-carbon growth », 20 juillet 2010).

    Extrait de la lettre ouverte :

    « En adoptant un objectif plus ambitieux, l’Union européenne pourra non seulement avoir une influence directe sur le prix du carbone jusqu’en 2020, mais aussi envoyer les signaux économiques dont les entreprises ont besoin pour continuer à investir des milliards d’euros dans les produits, services, technologies et infrastructures à faible intensité carbonique. Le leadership européen contribuera également à redynamiser l’élan international vers un accord solide, équitable et ambitieux sur les changements climatiques. »

  • Danone

    Dans une lettre adressée à Greenpeace, le groupe Danone s’est prononcé en faveur d’un objectif européen de -30 % 

    « Danone encourage l’Union européenne, et d’autres pays, à s’engager de façon ferme en faveur d’un réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’adoption d’un objectif ambitieux de -30 % d’ici à 2020, par rapport au niveau de 1990, semble être un moyen d’accélérer le développement des innovations et l’émergence d’une économie sobre en carbone. »

  • Philips

    Philips est signataire de la Joint Business Declaration (appel lancé par The Climate Group), membre du Programme for Sustainability Leadership de l’université de Cambridge, ainsi que du Climate Savers du WWF. Ces initiatives soutiennent l’adoption d’un objectif de réduction de 30 % des émissions européennes.

    Déclaration de Rudy Provoost, membre du conseil d’administration et Directeur général de Philips Lighting (branche éclairage du groupe) :

    « Pour l’Europe, ce n’est pas le moment de serrer les freins et d’abandonner la place prépondérante qu’elle occupe. Au contraire, l’Union européenne devrait accélérer sa transition vers une économie à faibles émissions qui, c’est notre conviction, apporterait un grand nombre d’avantages aux consommateurs, à l’environnement et à l’économie. Le groupe Philips s’est fixé comme objectif ambitieux d’améliorer l’efficacité énergétique de l’ensemble de son portefeuille de 50 % d’ici à 2015. Nous pourrions prendre des mesures encore plus audacieuses au-delà de 2015 si l’Union européenne s’engageait de façon ferme, ambitieuse et durable en faveur d’une économie sobre en carbone. »

  • Allianz

    Suite à la tribune conjointe des ministres de l’Environnement français, allemand et britannique publiée le 15 juillet 2010, Allianz et d’autres entreprises ont fait paraître dans le Financial Times une lettre de soutien ouverte au passage à -30 % (« Lay foundation for low-carbon growth », 12 juillet 2010).

    Extrait de la lettre ouverte :

    « En adoptant un objectif plus ambitieux, l’Union européenne pourra non seulement avoir une influence directe sur le prix du carbone jusqu’en 2020, mais aussi envoyer les signaux économiques dont les entreprises ont besoin pour continuer à investir des milliards d’euros dans les produits, services, technologies et infrastructures à faible intensité carbonique. Le leadership européen contribuera également à redynamiser l’élan international vers un accord solide, équitable et ambitieux sur les changements climatiques. »

  • Lloyds TSB

    Suite à la tribune conjointe des ministres de l’Environnement français, allemand et britannique publiée le 15 juillet 2010, le groupe Lloyds et d’autres entreprises ont fait paraître dans le Financial Times une lettre de soutien ouverte au passage à -30 % (« Lay foundation for low-carbon growth », 12 juillet 2010).

    Déclaration de Truett Tate, Directeur général (section grands comptes) du Lloyds Banking Group :

    « Le marché des biens et services à faible intensité de carbone bénéficie d’une croissance économique rapide. Cependant, le marché international est concurrentiel et certaines mesures, comme le passage à un objectif de réduction de 30 %, contribueront à instaurer des conditions favorables pour que les entreprises britanniques et européennes puissent se saisir des opportunités commerciales et, de fait, sécuriser leur avantage compétitif et soutenir la reprise économique. »

  • Unilever

    Unilever est signataire de la Joint Business Declaration (appel lancé par The Climate Group), membre du Programme for Sustainability Leadership de l’université de Cambridge ainsi que du Climate Savers du WWF. Ces initiatives soutiennent l’adoption d’un objectif de réduction de 30 % des émissions européennes.

  • Google

    Google est signataire de la Joint Business Declaration (appel lancé par The Climate Group), membre du Programme for Sustainability Leadership de l’université de Cambridge, ainsi que du Climate Savers du WWF. Ces initiatives soutiennent l’adoption d’un objectif de réduction de 30 % des émissions européennes.

  • PPR (Puma)

    Dans un courrier électronique adressé à Greenpeace le 29 avril 2011, cette entreprise, qui se cache derrière des marques telles que Puma ou Gucci, a confirmé qu’elle soutenait le passage à un objectif de réduction de 30 % des émissions européennes :

    « Au vu des initiatives que nous avons récemment mises en place et de l’attention que nous portons, dans le cadre de PPR HOME [initiative Développement Durable de PPR], à la mise en œuvre des meilleures pratiques d’entreprise et au développement de l’innovation de nos secteurs d’activités afin de générer des bénéfices financiers, sociaux et environnementaux sur le long terme, nous souscrivons à votre démarche visant à engager les entreprises à soutenir l’adoption unilatérale par l’UE d’un objectif de réduction de 30 % des émissions de GES d’ici à 2020. La position de PPR HOME est une position de soutien. »

  • Sony

    Sony est signataire de la Joint Business Declaration (appel lancé par The Climate Group), membre du Programme for Sustainability Leadership de l’université de Cambridge ainsi que du programme Climate Savers du WWF. Ces initiatives soutiennent l’adoption d’un objectif de réduction de 30 % des émissions européennes.

L'Union européenne s'est engagée à réduire de 20% ses émissions d'ici à 2020. Elle travaille aujourd'hui pour relever le défi d'un passage à -30%. Cet objectif peut lancer une nouvelle dynamique, bénéfique pour le climat, mais aussi sur le plan social et économique : réduction de la facture énergétique, création d'emplois, moteur d'innovation et bénéfices pour la santé.... Ce choix des -30% est celui de l'avenir !

Certaines entreprises européennes se sont d'ores et déjà prononcées en faveur de ce passage à -30% de réduction de nos émissions polluantes, considérant que cette décision stimulerait la recherche, l'innovation, les investissements.

Mais, d'autres grands groupes et entreprises européennes ont fait le choix de ne pas soutenir cet objectif, voire de le torpiller, par un lobbying actif. Ces entreprises choisissent donc le statu quo, refusent d'aller de l’avant et de progresser avec l'Union européenne, vers une nouvelle donne climatique.

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